da silva

 

Emmanuel Da Silva est né en 1976 à Nevers dans la Nièvre. A l'adolescence, ses goûts musicaux le portent vers un groupe de Punk Mad Coakroches. Il se tourne ensuite vers un son plus brut en formant Punishment Park en compagnie d'anciens des Tambours du bronx.

À 21 ans, Emmaunel Da Silva revient à une musique plus acoustique avec son nouveau groupe Venus Coma.

Il a aussi touché à la musique électronique sous le pseudonyme de Mitsu. Da Silva a pendant longtemps résidé à Dinan dans les Côtes d'Armor. Cette ville, connue pour son patrimoine exceptionnel partout en Europe, a été pour lui une source d'inspiration très importante. Da Silva y avait ses habitudes comme par exemple ses footings réguliers en bord de Rance.

Avec le soutien de l'artiste Cali qui l'invite à jouer en première partie de ses concerts, Da Silva sort en 2005 l'album "Décembre en été" dont le premier single "L'Indécision" est un succès. Avec 110 000 exemplaires écoulés, "Décembre en Eté" fut l’un des albums révélation de l’année 2005 avec la mention disque d’or.

 

Décembre en été

decembre en ete

1 - Les fêtes foraines
2 - L'indécision
3 - La traversée
4 - Rien n'a vraiment changé
5 - Se fendre les joues
6 - La meilleure amie
7 - Les loges de la colère
8 - Haute mer/basse mer
9 - Une éclaircie
10 - La saison
11 - Décembre en été
12 - La chance

 

En 2007, Emmanuel Da Silva écrit avec Christophe Mali une chanson pour l'album de Marina Vénache, "Tout me revient", la même année Da Silva sort son second album, "De beaux jours à venir" avec lequel il prend un tournant très pessimiste et noirs, parlant des histoires de couple ou de la vie en général.

Cet album, contenant par exemple les chansons "De là haut" parlant de la mort d'un être cher, ou bien "Au moment des amours" explore des sujets durs et mélancoliques. "De Beaux Jours A Venir" (70 000 exemplaires) sera une vraie confirmation compte tenu de l’affaissement du marché du disque physique.

 

De beaux jours à venir

de beaux jours a venir

1 - Un après-midi à la plage
2 - De là-haut
3 - Tout va pour le mieux
4 - L'Averse
5 - L'Attitude des altitudes
6 - Au moment des amours
7 - Le retour du rose
8 - L'Arc-en-ciel
9 - Tant que tu es loin
10 - La muraille
11 - L'Instant
12 - La Fuite

 

 

En septembre 2008, Emmanuel Da Silva écrit et compose les chansons d'Elsa Lunghini pour son album éponyme.

En Août 2009 Da Silva sort son troisième album "La Tendresse Des Fous"

 

La tendresse des fous

tendresse des fous

1 - La route
2 - Les plus belles lettres
3 - Les inséparables
4 - Un endroit
5 - Le carnaval
6  - La chambre
7 - La tendresse des fous
8 - Les plaines
9 - Le jour de la défaite
10 - Les ricochets
11 - La moisson

 

Pour La Tendresse des Fous, son troisième album sur le label Tôt ou Tard, Manu a tout remis en question. "Je savais que si je ne bousculais pas certaines habitudes j’allais finir par me caricaturer". Souhaitant "sortir du cocon", comme il dit, il le mettra en chantier fin 2008 dans un studios Rennais, Le Passage à Niveau, et lui donnera sa forme définitive au Labomatic, à Paris, avec le concours de Bénédicte Schmitt et Dominique Blanc Francart. "Me retrouver pour la première fois dans un grand studio avec des techniciens, des musiciens, un réalisateur et arrangeur, m’exposait à un regard extérieur, m’obligeait à des remises en cause. C’est précisément ce que je recherchais : me mettre en danger".

L’accompagneront dans cette nouvelle aventure le bassiste Laurent Vernerey et le batteur Denis Benarosh dont les états de services, de Francis Cabrel à Alain Souchon, de Miossec à Vincent Delerm, sont suffisamment éloquents. "Se retrouver avec des pointures, moi qui suis un musicien sans grade, fut un vrai défi". Autre innovation, la présence d’un arrangeur en la personne de Joseph Racaille. Personnage aux ressources musicales inépuisables, ce dernier fait rayonner depuis une trentaine d’années son esprit curieux et inventif sur un large district de la chanson et du rock français. Il a contribué notamment à différents albums d’Alain Bashung, d’Arthur H et de Dick Annegarn. "A partir de mes musiques, Joseph a conçu des orchestrations à l’aide d’instruments à cordes et à vent, comme le cor anglet ou l’euphonium. Cela créait un nouvel espace que je pouvais ensuite me réapproprier". Cette approche va conduire à la production d’un son certes plus velours que cuir, mais sur lequel les chansons de Manu ne paressent à aucun moment, semblent au contraire se dresser, animées de plus de véhémence et d’envie que jamais.

Car, plus rigoureux dans son exécution et plus haut de gamme dans sa définition, La Tendresse des Fous n’en reste pas moins un recueil de chansons où la personnalité de Manu Da Silva s’exprime avec une rare profondeur. On y accompagne le chanteur dans une errance implacable et sous un ciel menaçant, embarqué dans un road movie musical où, avec les paysages, défilent les pensées. Ce besoin d’avoir à fuir coûte que coûte nous saisit dès La Route pour ne plus nous quitter. Dans Les Plaines, Manu constate : "J’ai traversé les plaines, j’ai croisé tant de monde. J’ai retourné tant de terre, je n’ai rien trouvé au fond". Lui qui a enchaîné quelque 300 dates lors de ses deux dernières tournées, évoque ici cette soif inassouvie du musicien pour qui, hors le mouvement, point de salut. D’ailleurs lorsqu’il fait mine de s’arrêter quelque part, d’y élire domicile, La Chambre par exemple, tout s’écroule.

Cette quête insensée l’amène à traverser ce disque comme on traverse un pays, imaginant toujours, comme dans Un Endroit, ce qu’il pourrait y avoir derrière l’horizon. Pour seul bagage, outre sa guitare, il trimballe ce qu’il appelle l’ "absence", cette forme de solitude déboussolée qui revient le hanter dans chacun des titres et dont il finira par accepter…la présence dans Inséparables. La Moisson lui donne en revanche l’occasion de s’arrêter sur un récent fait-divers concernant cette jeune chinoise qui en se défénestrant a préféré la mort à l’expulsion.

Prêt à assumer le malheur du monde, Manu est aussi prompt à y révéler les moments qu’on parvient à lui voler pour cultiver en soi cette Tendresse des Fous sans laquelle rien ne serait possible. "Je me suis jeté dans la parade au milieu des cuivres et des tambours. D’ici au moins j’étais sûr que l’on n’entendrait pas ma peine" lance t’il au début de Le Carnaval, écho à un mal de vivre qu’il affronte avec cette générosité et ce panache endiablé commun aux bluesmen et aux fadistes (chanteurs de fado).

Ainsi de l’écoute des 11 titres de La Tendresse des Fous se dégage ce même sentiment poignant : quitte à ce que le bonheur nous soit refusé, reste la possibilité de célébrer les meilleurs instants de l’existence en musique. Le tout, évidemment, étant de le faire avec style.

 

 

Alors que certains auraient choisi une autre voie après plus de 200.000 albums vendus, Da Silva, lui, n'a jamais cessé de faire évoluer sa musique, de la réinventer, de l'élever vers des sommets insoupçonnés aussi bien sur scène que sur disque. Ce leitmotiv est à l'origine de son quatrième album, "La distance", qui dévoile des ambiances plus atmosphériques et synthétiques que ses précédentes oeuvres aux climats acoustiques. Orchestré par Yann Arnaud (Air, Syd Matters), ce nouvel opus nous livre 11 joyaux sonores aux accents pop, et ce, sans jamais renier la profondeur de texte propre à Da Silva. A l'image du single "Les Stations Balnéaires" les compositions de Da Silva sont belles, puissantes, mélodiques et déchirantes. L'écriture s'est affinée et se veut désormais sans retenue. Un artiste à part sans aucun doute.

 

La distance

la distance

1 - Les stations balnéaires
2 - La crise
3 - Les premiers
4 - L'escalier
5 - Le bâtiment (interlude)
6 - La distance
7 - La fin du mois
8 - Les concessions
9 - Le repas
10 - Le seuil
11 - Le jeu
12 - La dernière personne
13 - La levée
14 - Le petit tambour (interlude)

 

Pour son cinquième album "Villa Rosa", Da Silva a choisi l'urgence et la concision. Les deux vont de pair pour un disque enregistré en dix jours et comprenant seulement dix chansons. La tension née d'un tel exercice semble avoir libéré Da Silva qui livre là son album le plus léger pour ne pas dire joyeux.

Si les rythmiques touchent la pop et même à une digression disco, Da Silva conserve la densité et la tonalité ténébreuse des textes qui ont fait sa réputation.

Le sprint commence avec "Le Coureur de fond", pop rock bien balancé où Da Silva chante avec un détachement qui lui sied parfaitement. Objet dansant non identifié et première dans la discographie de Da Silva, "Gin Fizz" se sirote ébloui par les boules à facettes et la basse souple d'un disco recréé avec justesse. "Villa Rosa" rappelle plus la new wave et contribue à ancrer une partie de l'album dans des années 1980 que Da Silva a vécu étant enfant.

De jeunesse, il en est justement question sur "20 ans" qui n'est pas loin de faire penser à un Raphaël d'avant le naufrage Super Welter. Chez Da Silva tout ne peut pas être gai, c'est pourquoi "L'Été" est celui d'un orage continuel qui mouille une lente et brumeuse mélopée. "La Tasse" est bue sur fond d'un romantisme désespéré, habituel fond de commerce pessimiste de Da Silva.

On pardonnera même à Da Silva "Paris", énième chanson qui fait de la capitale française un personnage à la fois attirant et repoussant, une tentatrice et une castratrice où se perdent les amoureux les plus fous. Villa Rosa est le disque idéal pour remettre dans la bonne direction un Da Silva certainement perplexe après le recul enregistré en 2012 par La Distance. D'autant qu'ici le changement ne consiste pas à renier ce qui faisait le charme de ses précédents opus, seulement à en colorier le propos de quelques touches vives bienvenues.

 

Villa Rosa

villa rosa

1 - Le coureur de fond
2 - Un jour peut-être
3 - Gin Fizz
4 - La tasse
5 - L'été
6 - Villa Rosa
7 - Le puits
8 - 20 ans
9 - La remise
10 - Paris

 

 

 

Qu’est-ce que "L’aventure" si ce n’est de passer d’une histoire à l’autre, se perdant parfois, se retrouvant chaque fois ? Ainsi se déroule l’album de Da Silva, au gré de ses humeurs.

Le moment est venu pour lui de poser sa propre voix sur de nouveaux morceaux. Quatre ans après "Villa Rosa", sorti le 24 mars 2017, le sixième album signé Da Silva s’intitule "L’aventure". Un bouquet de chansons écrites sur trois ans, à Paris, en Bretagne, quelque part au Portugal. Une à une, petit à petit, au gré des voyages de ce nomade dont la vie matérielle tient toute entière dans quelques valises, dont les pensées en vrac sont rassemblées en carnets. Un album au meilleur de la chanson française.

 

Laventure

laventure

1 - La seule personne
2 - La fille
3 - L’aventure
4 - John McEnroe
5 - Il y a
6 - Le sourire
7 - Nos vies solitaires
8 - Jamais peur
9 - Sourire en sortant
10 - La réputation
11 - Mon amour
12 - La fille #2

 

 

 

 

Site Officiel : http://dasilvaofficiel.com/

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