alexandre jardin1

 

Alexandre Jardin est né le 14 avril 1965 à Neuilly-sur-Seine en région parisienne.

C'est à 20 ans qu'Alexandre Jardin sort son premier roman "Bille en tête" qui reçoit le Prix du premier roman l'année suivante en 1986.

Avec un diplôme en Sciences Politiques en poche, Alexandre Jardin s'oriente vers l'écriture en suivant ainsi les traces de son père, Pascal Jardin, écrivain et scénariste, disparu en 1980.

Alexandre Jardin se marie et a cinq enfants. Tout semble lui sourire puisqu'il est sollicité en plus de sa carrière littéraire en tant que chroniqueur pour le Figaro et pour l'émission Nul Part Ailleurs de Canal +.

En 1999 Alexandre Jardin crée l'association "Lire et faire lire" avec le journaliste Pascal Guénée.

En 2002, Alexandre Jardin poursuit son engagement culturel en créant une seconde association "Mille Mots" qui oeuvre à introduire la lecture en prison. Il parraine également l'association "Unis-Cité" qui propose un service civil volontaire aux jeunes âgés entre 18 et 25 ans.

Alexandre Jardin développe deux grands thèmes majeurs dans ses romans : l'amour et l'enfance.
Au travers de ses oeuvres, il aimerait trouver le remède au quotidien qui s'installe dans la vie de couple et croire que l'amour peut sans cesse se renouveler pour ainsi être éternel...

 

Bille en tête

bille en tete

Avec ses seize ans en bandoulière, Virgile veut désormais vivre tout haut et non plus chuchoter sa vie dans les couloirs d'une école. Adolescent charmeur, doué d'une gaieté infernale, il séduit une amie de son père fort riche : Clara. De nuits d'amour dans les hôtels, où on les prend pour mère et fils, en descentes dans les magasins de jouets, leur liaison prend une tournure de conte de fées amoral; mais déjà se dresse le père de Virgile qui n'apprécie guère que son fils se conduise en "gigolo"... Seule sa grand-mère, l'Arquebuse, semble le comprendre. Personnage tendre, haut en couleur et authentique, l'Arquebuse est pour Virgile une sorte d'assurance tous risques qui garantit le coeur, avec en prime des pâtés de canard.

Alexandre Jardin adapte avec Carlo Cotti "Bille en tête" au cinéma avec au casting Danielle Darrieux, Thomas Langmann et Kristin Scott Thomas!

 

Le Zèbre

le zebre

Gaspard Sauvage, dit le Zèbre, refuse de croire au déclin des passions. Bien que notaire de province, condition qui ne porte guère aux extravagances, le Zèbre est de ces irréguliers qui vivent au rythme de leurs humeurs fantasques. Quinze ans après avoir épousé Camille, il décide de ressusciter l'ardeur des premiers temps de leur liaison. Insensiblement, la ferveur de leurs étreintes s'est muée en une complicité de vieux époux. Cette déconfiture désole Gaspard. Loin de se résigner, il part à la reconquête de sa femme. Grâce à des procédés cocasses et à des stratagèmes rocambolesques, il redeviendra celui qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : l'amant de Camille, l'homme de ses rêves. Même la mort pour lui n'est pas un obstacle.

Alexandre Jardin reçoit le prix Fémina pour son roman "Le Zèbre", et une adaptation au cinéma est réalisé en 1992 par Jean Poiret avec au casting Thierry Lhermitte et Caroline Cellier.

 

Fanfan

fanfan

Alexandre Crusoé et Fanfan ont vingt ans lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois. Il comprend très vite que cette fille imprévisible est la femme de sa vie et qu'elle l'aime ; mais il n'a pas le courage de tromper ou de quitter Laure avec qui il coule des jours paisibles. L'idée de marcher sur les traces de ses parents inconstants le panique. Il rêve de stabilité et redoute l'énergumène passionné qui sommeille en lui. En digne descendant de Robinson Crusoé, Alexandre se lance alors dans une aventure singulière : il décide de résister toujours au désir que lui inspire Fanfan et de ne jamais avouer sa passion afin de la soustraire à l'usure du temps. Faire la cour à Fanfan sans fléchir devient sa maxime. Elle est libre et non libérée. Sa désinvolture fascine Alexandre autant qu'elle l'affole. Amoureuse, elle usera de toutes les ressources de son imagination pour exacerber la concupiscence d'Alexandre, avec l'espoir de l'obliger ainsi à renoncer à sa résolution. Fanfan est le roman d'un jeune homme qui voulut prolonger éternellement les préludes d'un amour.

En 1993, Alexandre Jardin adapte Fanfan à l'écran et choisit Sophie Marceau et Vincent Perez pour jouer les deux personnages principaux de son roman.

 

Le Petit Sauvage

le petit sauvage

Un jour, Alexandre Eiffel s'aperçoit avec effroi qu'il est devenu une grande personne, un empaillé de trente-huit ans. Esclave de son agenda, il ne copule plus guère et se prélasse sans honte dans la peau d'un mari domestiqué, indigne du petit garçon rebelle et vivant qu'il fut, celui à qui son papa disait : - Le Petit Sauvage, tu es un fou ! Alexandre décide de réveiller l'enfant en lui. Il quitte l'épouse qui lui servait de bouillotte, rachète la maison où vécut le Petit Sauvage, part retrouver la Société Secrète des Crusoé et surtout Fanny, son bateau bleu et ses lèvres inoubliables. Mais les ans ont passé et le retour aux amours enfantines ne pourra se faire que grâce à Manon, la contrôleuse des volcans, qui fait si bien l'amour dans les branches des arbres.

 

L'Île des gauchers

ile des gauchers

Dans un archipel du Pacifique Sud ignoré des géographes, l'île des Gauchers abrite une population où les droitiers ne sont plus que l'exception. Mais là n'est pas le plus important. Cette minuscule société, fondée par des utopistes français en 1885, s'est donné pour but de répondre à une colossale question : comment fait-on pour aimer ? Sur cette terre australe, le couple a cessé d'être un enfer. C'est l'endroit du monde où l'on trouve, entre les hommes et les femmes, les rapports les plus tendres. Voilà ce que vient chercher, dans l'île des Gauchers, lord Jeremy Cigogne. A trente-huit ans, cet aristocrate anglais enrage de n'avoir jamais su convertir sa passion pour sa femme Emily en amour véritable. A trop vouloir demeurer son amant, il n'a pas su devenir un mari.

 

Cybermaman ou le voyage extraordinaire au centre d'un ordinateur

cybermaman

Un soir d'orage, Lily, César et Félix perdent les souvenirs de leur mère qu'ils ont enregistrés et conservés sur un ordinateur. Comment retrouver leur cybermaman perdue dans le dédale d'une mémoire informatique ? Leur voisin, un vieux savant fou, détient peut-être la solution. Il a fabriqué un système de propulseurs-virtuels qui permettent de traverser l'écran et de rejoindre les cybermondes en voyageant à la vitesse des impulsions électroniques...

 

Le Zubial

le zubial

Le jour où mon père est mort, le 30 juillet 1980, la réalité a cessé de me passionner. J'avais quinze ans, je m'en remets à peine. Pour moi, il a été tour à tour mon clown, Hamlet, d'Artagnan, Mickey et mon trapéziste préféré ; mais il fut surtout l'homme le plus vivant que j'ai connu.
Pascal Jardin, dit le Zubial par ses enfants, n'accepta jamais de se laisser gouverner par ses peurs. Le Zubial avait le talent de vivre l'invivable, comme si chaque instant devait être le dernier. L'improbable était son ordinaire, le contradictoire son domaine.
S'il écrivit des romans et plus de cent films, cet homme dramatiquement libre fut avant tout un amant. Son véritable métier était d'aimer les femmes, et la sienne en particulier.
Ce livre n'est pas un recueil de souvenirs mais un livre de retrouvailles. Le Zubial est l'homme que j'ai le plus aimé. Il m'a légué une certaine idée de l'amour, tant de rêves et de questions immenses que, parfois, il m'arrive de me prendre pour un héritier. Alexandre Jardin

 

Autobiographie d'un amour

autobiographie un amour

À trente-deux ans, Alexandre Rivière découvre que Jeanne, sa femme depuis sept ans, n'est pas heureuse. Désespéré que son couple ait échoué, il préfère disparaître. Il quitte sa femme et ses deux enfants, le soleil écrasant des Nouvelles-Hébrides, son métier d'instituteur et un amour délavé. Deux ans plus tard, Octave, son jumeau, débarque dans l'archipel. Stupéfaite, Jeanne croit voir en lui "ce bis amélioré que le réel ne sait jamais offrir". Par un habile marivaudage, l'Alexandre idéal va l'entraîner sur le chemin de la guérison. Il l'aidera à se corriger d'elle-même, à se libérer peu à peu de ses complexes, de ses culpabilités. Il lui apprendra à mieux s'aimer pour aimer mieux... Mais qui est ce Rivière venu la délivrer d'elle-même?

 

Lire pour vivre

lire pour vivre

Préface : Alexandre Jardin
Sensibles à l’aggravation de l’illettrisme en France, les éditions Robert Laffont publient ce recueil de cinquante-trois textes à la gloire de la lecture et reverseront, sous forme de don, tous les bénéfices de "Lire pour vivre" à l’association "Lire et faire lire" afin d’apporter un soutien aux enfants en difficulté au cours de l’apprentissage de la lecture. Créée par Alexandre Jardin, l’association "Lire et faire lire" fait appel aux retraités pour transmettre aux enfants le plaisir de la lecture. Un comité de soutien réunissant cent écrivains français parraine un programme d’implantation de l’association dans toutes les régions françaises.

L’association Lire & Faire lire
Lire & Faire lire est un programme national périscolaire d’ouverture à la lecture et de solidarité intergénérationnelle né d’une action menée à Brest depuis 15 ans. À la demande de l’enseignant et en cohérence avec le projet d’école et les pratiques pédagogiques, des retraités bénévoles offrent une partie de leur temps libre aux enfants des classes de GS (Grande Section de maternelle), CP, CE1, CE2 pour stimuler leur goût à la lecture et favoriser leur approche de la littérature.

 

Mademoiselle liberté

mademoiselle liberte

Liberté a dix-huit ans. Elle refuse ce que la plupart des hommes tolèrent : un amour imparfait, sans folie. Horace, le proviseur de son lycée, sait lui aussi vivre la vie : ce furieux ne se repose que dans l'excès. Marié à une épouse professionnelle, il rêve de foncer dans un destin superlatif. Liberté décide de chercher avec lui la perfection : elle ne se contentera pas d'un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, portée à son comble, fignolée jusqu'au délire. Ces deux forcenés tenteront un amour idéal. Ils désirent un chef-d'œuvre sinon rien.

 

1+1+1... = une révolution

1 1 1 revolution

D'Alexandre Jardin, on connaît d'abord les romans ou les films. Ce que l'on ignore, en revanche, c'est que cet enfant chéri du public a, plus secrètement, un autre visage : depuis des années, en effet, il tente de faire de la politique à sa façon, et dans le seul but de résoudre, avec des méthodes qui lui sont propres, un certain nombre de problèmes fondamentaux de la société française... Ainsi, voici déjà quelques années, il a essayé, avec des bénévoles, de s'attaquer au problème de l'éducation grâce à une micro-organisation ("Lire et faire lire") dont l'ambition était simple : puisque la mauvaise maîtrise de la lecture est à la source de toutes les déviances sociales, pourquoi ne pas aider les jeunes en difficulté à mieux lire, à mieux comprendre ce qu'ils lisent ? Pour ce faire - et plutôt que de passer par "en haut" - il s'est attaché à mobiliser des retraités qui, hors horaire scolaire, lisent des histoires à des ados. Comme par hasard, cette méthode a porté ses fruits, et a conjuré la fatalité de l'échec scolaire des ados qui en bénéficiaient. Cette "pratique", d'abord développée en Bretagne, s'est généralisée. Elle rassemble aujourd'hui plus de six mille bénévoles... Du coup, Alexandre Jardin et son association ont ouvert de nouveaux chantiers : sur la violence en milieu scolaire, sur les prisons, sur l'intégration des immigrés, etc... Chaque fois, il s'est agi de recenser des "pratiques innovantes", de les faire appliquer, de les généraliser si les résultats sont concluants. A aucun moment, on ne passe par l'Etat ou par la législation "lourde". Bref, ce qui se met en place, au jour le jour, c'est bien une autre façon de faire de la politique. Agir, concrètement, et tout de suite. Tel est le programme. 1 + 1 + 1 est le récit pittoresque, drôle, grave, polémique de cette aventure. On y découvre, avec l'auteur, l'inertie des "usines à gaz" réformatrices ; on y comprend mieux les raisons du discrédit qui pèse actuellement sur la politique ; on y devine ce que pourrait être une citoyenneté reconquise et imaginative. Il est pour le moins paradoxal et piquant qu'un écrivain comblé par le succès vienne ainsi à la rescousse d'un appareil d'Etat défaillant. C'est, en soi, un défi.

 

Les Coloriés

les colories

En 1975, un naufrage au large de l'île de la Délivrance laisse peu de survivants, abandonnant à leur sort une petite tribu d'enfants qui a tôt fait de se débarrasser du dernier adulte. Livrée à elle-même, cette curieuse société va s'éduquer par le jeu, et se baptiser les "Coloriés", en référence à leur corps qu'ils se peignent à la gouache.

Vingt-cinq ans plus tard, Dafna, une jeune Coloriée, quitte l'île pour partir à la recherche de sa mère. Elle débarque en France et sème la pagaille chez les "Adultiens". Comme un enfant, elle refuse d'obéir, se laisse aller à ses caprices, s'endort quand ça lui chante, change d'humeur, et surtout, dit ce qu'elle pense. C'est Lulu, la fille d'Hyppolite Leplay, un ethnologue fantaisiste, qui finit par la recueillir ; et, pour la première fois, un adulte s'intéresse vraiment à elle. Les manières de Dafna, alliées à son superbe corps de jeune femme, troublent l'ethnologue qui croit d'abord avoir affaire à une simulatrice. Mais conquis, il va lentement l'apprivoiser et tomber amoureux – le jeu préféré des Coloriés. À ses côtés, il perd progressivement ses habitudes d'Adultien, mais a bien du mal à se faire à la grammaire amoureuse de l'enfance. Infidélité et séduction permanente sont des règles qu'il a bien du mal à admettre.

Mais voilà que brusquement Dafna disparaît. Elle n'a pas réussi à s'acclimater… Désespéré, Hyppolite part rejoindre Dafna. Mais, sur l'île, il se heurte vite à la méfiance des Coloriés envers les adultes. Après mille épreuves, il se fait accepter, retrouve Dafna et convainc les Coloriés qu'il ne menace pas leur monde.
Malheureusement l'aventure prend fin, un bateau militaire vient le chercher pour le ramener en France. À bord, au bout d'une heure à peine, il s'aperçoit qu'il ne supporte plus le monde "civilisé", et plonge pour retrouver les Coloriés…

Utopie aux personnages attachants, Les coloriés est une fable ébouriffante. Alexandre Jardin, en observant l'enfance avec un regard ethnologique y a reconnu une société à part entière et a fait de ses règles, tabous et modes d'organisation la matière première de sa rêverie. Le jeu, dans Les coloriés, commande l'action, et tout le roman ressemble à une longue course-poursuite, où désir et entrechats amoureux occupent bien sûr la première place.

 

La Révolte des Coloriés

la revolte des colories

Après le passage d'un terrible ouragan sur une île voisine, tous les adultes s'embarquent sur un bateau pour secourir les habitants, confiant leurs enfants à l'instituteur... C'est le début d'une aventure délirante. Après avoir assassiné le dernier adulte et avoir joué au ballon avec sa tête, les enfants vont se débarrasser de leurs vêtements et en peindre sur leur corps. Enfin, ils vont établir une société sans parents, à la mesure de leur fantaisie et de leur goût pour les jeux.

Peut-on vivre sans adultes? Est-il possible de dire non à l'univers trop sérieux des grandes personnes? Lorsque les enfants de l'île de la Délivrance se retrouvent seuls avec leur instituteur tyrannique, ils se révoltent, déchirent leurs habits et se colorient le corps. A bas les règlements, les Coloriés revendiquent une vie faite de jeux et d'imprévus!
Un hymne à la fantaisie et à la liberté. Rejoignez les personnages créés par Alexandre Jardin et plongez au cœur d'une aventure surprenante et pleine d'humour. À partir de 10 ans

 

Le Secret des Coloriés

le secret des colories

L'espiègle Dafna a quitté l'île de la Délivrance, ce pays de l'Enfance ignoré des adultes où vivent les Coloriés. Elle débarque à Paris. Quelle ville étrange ! Les enfants comptent pour du beurre et les parents se croient tout permis. Les grandes personnes sont de drôles de gens ! Dafna sème sans tarder la plus joyeuse des zizanies... Mais comment libérer tous les enfants ? Les Coloriés ne manquent pas d'idées et ils ont leur secret... Partagez leur univers et leur fantaisie. Entrez dans leur jeu !

 

Le Roman des Jardin

le roman des jardin

Dois-je avouer que, soudain, j'en ai eu assez de me cacher publiquement en écrivant des romans de bon garçon ? Que mes petites épopées sur l'extase conjugale m'ont paru, la quarantaine venue, bien pâlichonnes au regard des folies de ma famille ? Bon sang, me suis-je dit : jusqu'à quand auras-tu peur d'être un Jardin ? Il faut admettre que le sang des Jardin est un breuvage à hauts risques. Une gorgée, et bas les masques ! Cap sur les sentiments incorrects ; sur des fièvres bizarres, loufoques, grisantes ; sur ces hurluberlus qui font ma tribu et qui embellirent leur vie de magnifiques audaces...
Le résultat est là : dans ce roman vrai, je perce mes abcès de silence. Je vagabonde enfin au sein de ce clan qui, à lui seul, incarne la fantaisie, l'irrégularité en tout et un moment d'incroyable liberté. Pour la première fois, je redeviens un Jardin. Suis-je digne de ces grands fouleurs de principes ? Je leur dois, en tout cas, la meilleure part de ce que je suis.

 

Les Méganazes - Dur dur de sortir avec Lola !

les meganazes lola

Illustrations : Bruno Salamone

Léa et Ludo Gérafon sont deux jumeaux orphelins qui n'en finissent pas de souffrir. Hébergés par une odieuse famille d'accueil, ils ont reçu pour seul héritage un énorme tarin et de grandes oreilles décollées ! Si Léo, non-lecteur convaincu, est bien malheureux de cette situation, Ludo trouve dans la littérature des ressources pour contrer les difficultés. Son rêve actuel : obtenir un baiser de la belle Lola mais comment attirer son attention lorsque l'on est pourvu d'un physique aussi affligeant ? La solution se trouve peut-être dans Cyrano de Bergerac, lecture que lui recommande le bibliothécaire du lycée...

 

 

Les Méganazes - Pas de pot pour le chouchou

les meganazes chouchou

Illustrations : Bruno Salamone

Accusé injustement d'avoir volé les boucles d'oreilles de la très vertueuse Colombe Glachon, Léo Gérafon, le chouchou de la maîtresse, est immédiatement chassé de la maison. Face à ce nouveau coup du sort, Ludo, séparé de son frère jumeau, parviendra-t-il à faire éclater la vérité ?

 

Les Méganazes - Trop dingue de la maîtresse

les meganazes maitresse

Illustrations : Bruno Salamone

Les Méganazes sont injustement renvoyés de leur école après le vol du sac à main de leur nouvelle et jolie maîtresse. Coralie et Ludo vont mener l'enquête, en suivant l'exemple de Sherlock Holmes et de son fidèle Watson. Réussiront-ils à démasquer le coupable ?

 

Chaque femme est un roman

chaque femme est roman

Parfois, il me semble que les femmes sont des tremplins vers le fabuleux. Ecrivaines pour la plupart non pratiquantes, elles produisent de la prose intérieure destinée à tromper leurs déceptions et à soigner leurs rêves. Changent-elles de métier, d'amant ou d'opinion ? C'est d'abord une césure, un rebond de style, un chapitre qui se tourne. Adressent-elles une œillade à un passant ? C'est un best-seller qui débute. Depuis mon plus jeune âge, je sais que chaque femme est un roman. Voici en quelque sorte mes études littéraires, blondes et brunes.

 

Quinze ans après

quinze ans apres

A vingt-cinq ans, Fanfan et Alexandre s'étaient passionnément désirés. Fou de romantisme, il avait fait à sa belle une cour sans fin, lui refusant même l'acompte d'un baiser. Leur songe rose et plein d'effroi avait tourné court... Et voilà que quinze ans après, une machination orchestrée par un éditeur et un producteur avides remet en présence le couple qui inspira le roman Fanfan, incarné au cinéma par Sophie Marceau et Vincent Perez. Mais leur météo intime est à nouveau aux antipodes. Lui rêve désormais d'un amour quotidiennement réenchanté : faire de la vie domestique, érotisée avec zèle, un tremplin vers l'éternité ; elle a des bleus au coeur et se refuse à tout engagement. Triompheront-ils du cynisme de l'époque et de la conjuration des intérêts ? Guérit-on jamais d'un premier amour ?

 

Des gens très bien

des gens tres bien

"Tandis que mon père s'endort peu à peu contre moi, je lui parle une dernière fois :
Plus tard, tu ne pourras pas vivre avec le secret des Jardin. Il te tuera...
Tu feras un livre, Le nain jaune, pour le camoufler.
Au même âge que toi, j'en ferai un, Des gens très bien, pour l'exposer.
Et je vivrai la dernière partie de ta vie... La mienne.
Dors mon petit papa, dors...

Ce livre aurait pu s'appeler "fini de rire".
C'est le carnet de bord de ma lente lucidité."

 

Mes trois zèbres

mes trois zebres

Trois hommes ont enchanté l’idée que je me fais de la France. Trois rebelles-nés qui m’ont façonné. Trois créateurs d’eux-mêmes qui, en s’emparant de la vie, l’ont magnifiée. Trois idées de soi qui, chaque jour, chamboulent la mienne et pourraient bien féconder la vôtre…
Sacha Guitry joue avec le réel ; Charles de Gaulle le défie ; Casanova en jouit.
Ces zèbres incarnent trois attitudes hautement françaises : prendre les choses graves à la légère, résister avec superbe, empocher son plaisir insouciamment. J’ai longtemps hésité à leur ressembler. C’est fini. Tout commence.
Ce livre d’amour fou n’est pas la somme de trois biographies – au sens habituel et distancié du terme – mais l’histoire de mes interrogations face à leur façon d’être. Voici comment leurs vies ont affecté la mienne. Leur œuvre majeure, c’est eux. Et leur legs essentiel : c’est leur anticonformisme.
Marchons sur les traces ensoleillées de ces affranchis…
Embellissons notre sort de leurs libertés dissonantes…
L’ampleur de l’existence ne doit plus nous échapper.

 

 

Joyeux Noël

joyeux noel

Jusqu'à quarante-six ans, j'ai mené la vie d'un autre. Celle d'un rieur sans joie qui s'accommodait fort bien de ses masques. J'avais décidé d'être heureux au lieu de l'être. Une partie de moi, incapable de jouir, ne vivait pas. Dissimulé dans la lumière du succès et coincé dans des chagrins insolubles, j'ignorais que l'on pût réellement être soi à l'année longue. Un bloc de vérité. Jamais je n'avais imaginé qu'il fût envisageable de vivre sans «angle mort», en assumant à tous risques ce que l'on est.
Puis vint le big bang, ma sortie de la dépression, la fin de mon racornissement.
En janvier 2011, la tête en feu, je cessai de faire le malin en publiant un petit livre intitulé Des gens très bien. Ce récit coupant fut ma chance. Il commença à me recommencer. Mon existence en fut décapée, remodelée, vivifiée. L'opération pourtant tenait à la fois du suicide littéraire, du sabordage identitaire et du saut dans le vide. Sans doute faut-il mourir un peu pour renaître à soi.
Dans ces pages irréversibles, je quittai l'île enchanteresse des Jardin pour aborder la terre ferme de la vérité. Une terre salée. Brûlant la légende, je regardai enfin avec la bonne focale un secret de famille exposé dans les livres de mon père pour qu'on ne le vît pas. Mon grand-père paternel, juché au sommet du pouvoir collaborateur de Vichy, avait participé au pire. C'est ainsi. Le jour de la rafle du Vél' d'Hiv', le 16 juillet 1942, Jean Jardin assuma une politique à laquelle il resta fidèle jusqu'à sa fin. En osant ce texte curatif presque impossible à métaboliser par les miens, je consentis à regarder en face l'angle mort des Jardin. Par cette purge littéraire, je me désolidarisai d'une tribu frappée de cécité depuis plus d'un demi-siècle. Avec l'espoir de lessiver notre mémoire et l'ADN transmis à mes cinq enfants.
A l'âge où s'éteignit mon père, je cessai soudain de vivre «à côté» de moi, dans un simulacre de gaieté. Grâce à cette publication, je fis une plongée au coeur des secrets de mes contemporains. Ce que je n'avais pas prévu. Ce fut une naissance : douloureuse, magnifique. Par courrier, dans la rue ou les cafés, on cessa subitement de s'adresser au personnage que j'avais joué jusque-là pour me parler vraiment. En engageant dans ces rencontres une bouleversante confiance. Comme si j'avais été le psy gratuit de la nation, une oreille tendue vers tous les silences.
D'innombrables personnes, remuées par mon désarroi et peut-être stimulées par ma transgression aussi publique que privée, se mirent à me livrer la réalité de leur clan. Une déferlante d'aveux. Toutes sortes d'âmes inapaisées m'ouvrirent leurs placards emplis de sidérations : descendants de la grande peuplade des collabos "honorables", anciens policiers rafleurs portant rosette à la boutonnière, petits-fils de conducteurs de train à bestiaux barricadés dans le "j'ai-rien-vu", soldats fissurés par leur guerre d'Algérie, ex-enfants cachés, Juifs à qui Ton avait longtemps masqué cette qualité. Courir le risque d'être vrai permet aux autres de l'être à leur tour. La bonde était ouverte. L'espace d'une demi-année, je fus plongé dans une authenticité qui me donna le goût de vivre autrement : sans filtre. Dans cette joie simple et difficile à la fois qui jaillit lorsque les masques tombent. Au plein soleil de la sincérité. A leur insu, ces gens désensablaient la source de vie qui est en moi. Dans la foulée, je rayai de mon carnet d'adresses toute une clique de faux-culs brevetés et resserrai mes liens avec les autres.

 

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