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Naissance du WiFi

En 1998, la norme 802.11 est finalisée. Début 1999 l'IEEE 802.11 b prend le nom de Wifi.
Né en 1999, le Wifi a d'abord été utilisé par Apple sous le nom d'Airport. Son usage s'est généralisé en juin 2000, lorsqu’un groupe de Seattle a lancé la première communauté libre d'ordinateurs communiquant sous WiFi.
Largement médiatisée, cette initiative fera effet boule de neige aux Etats-Unis et dans le monde.
En juin 2002, la bande de fréquence 2,4 GHz devient accessible dans 38 départements.
En novembre 2002, 20 autres départements l'autorisation de l'utiliser.
Mars 2003 : Les premiers "Hot spot" font leur apparitions en France.
Juillet 2003 : Tous les départements français peuvent désormais utiliser la bande de fréquence 2,4 GHz.

 

Le WiFi : qu'est-ce que c'est ?

L’appellation Wi-Fi désigne un moyen de connecter un ou plusieurs ordinateurs sans fil à Internet à partir d’ondes radios.
Le terme WiFi vient d’une contraction du terme anglais utilisé pour les réseaux sans fil (Wireless Fidelity).
La norme qui désigne ce protocole est également connue sous le signe "802.11b" ou de "réseau 802.11b" pour désigner les réseaux Wi-Fi.

Elle se décline actuellement en trois gammes :

- 802,11b : C'est la norme la plus fréquemment utilisée. Elle utilise la fréquence 2,4 Ghz et permet un débit de 11 mégabits par seconde (contre 0,512 mbits pour l'ADSL classique) et peut atteindre 22Mbps, et dispose d'un rayon d'action de 100 mètres à ciel ouvert.

- 802,11g : C'est la première norme en date, elle a été finalisée en juin 2002 par l'Institute of Electrical and Electronic Engineers (IEEE). Elle permet un débit de 54Mbps théorique voire plus, et fonctionne avec la fréquence 2,4GHz. Des incompatibilités avec cette norme subsiste encore.

- 802,11a : Aussi appelée WiFi 5 offre pour sa part une bande passante de 54Mbps et utilise une fréquence de 5 GHz. Elle n'est pas compatible avec les deux autres et demeure très coûteuse.

En intérieur, les ondes peuvent traverser les murs et les étages d’une maison créant ainsi un réseau invisible sur l’ensemble de la maison.
Conçut pour le marché des entreprises, le WiFi séduit désormais un marché plus important de consommateur, et s'installe même chez les particuliers. Les avantages du WiFi font de plus en plus d’adeptes et la démocratisation naissante des tarifs y contribue largement.
Pour garantir la normalisation du WiFi et l'uniformité des produits commercialisés à partir de la technologie 802.11, de nombreux constructeur se sont regroupé au sein du WECA (Wireless Ethernet Compatibility Alliance), créée en mars 2000.


Le wifi : Comment ça fonctionne et quels en sont les usages ?

Pour partager une connexion Internet Haut Débit entre plusieurs ordinateurs sans fil, il faut s'équiper d'un petit routeur sur lequel on branche le modem ADLS ou celui du Câble. Il faut également insérer une carte WiFi dans son ordinateur. Le plus souvent au format PCMCIA (plus pratique pour les ordinateurs portables), Elle permet de connecter deux ordinateurs à distance. On peut aussi y brancher une imprimante pour pouvoir imprimer à partir de n'importe quel ordinateur se trouvant dans la zone couverte par la technologie Wifi.

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Ce simple équipement est la solution idéale pour surfer sans fil sur Internet, échanger directement des fichiers entre deux machines...
Cela permet en outre d'amener Internet Haut Débit dans les zones les plus reculées avec un point d'accès par satellite et des routeurs Wifi répartis en divers points.

Le WiFi a deux modes de fonctionnement :

- Le mode ad hoc : Les stations se connectent les unes aux autres sans passer par un point d'accès. C'est de loin la plus pratique. Il suffit d'avoir des ordinateurs déjà équipés du WiFi ou d'installer une carte PCI, PCMCIA ou un module USB. La configuration est très facile et utilisable sous quelques minutes à peine. Ce mode permet de partager une connexion Internet et d'échanger des données dans un réseau local.

- Le mode infrastructure : Les stations équipés d'un système WiFi se connectent à un point d'accès ou un routeur. C'est un mode nécessaire pour les réseaux contenant plus de 2 ordinateurs. Cette configuration sert à interconnecter plusieurs réseaux locaux entre eux, par contre pour le partage d'une connexion Internet, il est nécessaire d'avoir un routeur en supplément ou à la place du point d'accès.

Des "spots" (lieux) Wifi sont également installés dans de plus en plus de lieux publics tels que les hôtels, les ports, les gares, les aéroports, les salles de conférence, les cafés et restaurants...
Pour vous connecter depuis ces spots avec votre ordinateur portable, vous avez besoin de la carte Wifi installé sur votre ordinateur mais également un abonnement à souscrire auprès de l'opérateur qui gère le spot en question.

L'usage commercial du WiFi est également à l'étude. De nombreux opérateurs espèrent monter des "hotspots" dans des aéroports, hôtels... pour vendre de l'accès à Internet sans fil.

 

La Wifiki : qu'est-ce que c'est ?

C'est une clé USB, dotée d'une puce en charge de résoudre deux problèmes majeurs dans l'accès à un hot spot Wi-Fi : l'authentification de celui qui se connecte et le paiement au fournisseur de services Wi-Fi qui vous permet ainsi de surfer sans fil sur Internet à partir de votre portable ou de votre PDA. "Aujourd'hui le plus souvent, pour accéder à un hot spot Wi-Fi, il est proposé un système de "carte à gratter", explique Michel Koenig. "C'est un principe de type "identifiant" et "mot de passe" qui sont envoyés en clair vers le serveur. Il n'y a donc pas de sécurité et n'importe qui peut s'emparer de votre identifiant et de votre mot de passe pour prendre votre temps de connexion. L'autre problème de cette formule, -ce que beaucoup de gens ne savent pas-, c'est que pour arrêter le décompte, il faut éteindre sa machine. Le fait de simplement fermer son navigateur ne suffit pas."

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"Avec la Wifiki, personne ne peut vous prendre votre temps de connexion. D'une part, le porte-monnaie est dans la clé et d'autre part, le serveur ne fait que reconnaître la Wifiki. C'est elle qui permet de vous authentifier, le serveur assurant de débiter la clé au prorata du temps passé sur Internet et du tarif pratiqué par le gestionnaire du hot spot. L'autre avantage, c'est qu'il est facile de recharger la Wifiki. Des bornes sont prévues à chaque hot spot géré par notre système pour recharger la clé automatiquement en payant".

L'invention de Michel Koenig, professeur à l'ESSI de Sophia Antipolis et spécialiste mondial des cartes à puces, semble en tout cas promise à un bel avenir. Cela d'autant plus que l'aventure de Wifi France, société que Michel Koenig a montée au CICA de Sophia Antipolis avec Erik Kaspy est portée par un partenaire de choix : Schlumberger, l'un des leaders mondiaux de la carte à puce.

 

L'usage du WiFi

Quiconque muni d'un kit WiFi peut monter son propre petit réseau et partager sa connexion Internet avec ses voisins.
A Paris, il existe ainsi plusieurs dizaines de "hot spots" installé par des particuliers technophiles (la liste est consultable sur le site www.paris-sansfil.info ).

La fréquence radio utilisée est la bande des 2.4 GHz, fréquence habituellement réservée à un usage militaire.
C'est une des raisons pour laquelle l'utilisation du Wifi est, en France, très faiblement développée, alors qu'on recense près de 3000 points d'accès aux Etats-Unis.
En novembre 2002, l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) a défini le cadre réglementaire pour l’établissement de réseaux ouverts au public dans le cadre de projets de développement local, et pour l’installation de bornes wifi dans les Hot Spots.

Des réseaux ouverts au public peuvent être expérimentés, pour tester les performances et les services. Une fois les décisions de l’ART homologuées, les opérateurs pourront commencer à déployer des Hot Spots, sans avoir besoin d’en faire la demande.
Le Gouvernement encourage les expérimentations. Un appel à projet du Ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles technologies indique en effet :

"Les technologies alternatives aux réseaux filaires terrestres classiques offrent de nouveaux moyens de démultiplier et de simplifier l'accès à Internet haut débit, dans des fourchettes de coûts raisonnables, à condition que soient atteintes les économies d'échelle que permet l'adoption de standards pour la production d'équipements en grande série."

Depuis le 24 juillet 2003, il est désormais possible d'utiliser les fréquences RLAN dans les conditions suivantes :
- à l'intérieur des bâtiments avec une puissance (PIRE*) maximale de 100 mW sur toute la bande de fréquences 2400-2483,5 MHz,
- à l'extérieur des bâtiments avec une puissance (PIRE*) maximale de 100 mW sur la partie 2400-2454 MHz et avec une puissance (PIRE*) maximale de 10 mW sur la partie 2454-2483 MHz.

L’Autorité prévoit de maintenir, au moins jusqu’à la fin 2004, un cadre expérimental aux réseaux RLAN ouverts au public pour permettre à des initiatives originales de se développer dans un cadre peu contraignant et pour faciliter la construction d’offres de services pérennes tant sur le plan économique que technique pour ce marché émergent. L’Autorité s’attachera à effectuer un suivi de ces expérimentations, en concertation avec les opérateurs, afin de déterminer, sur la base d’une évaluation globale, les éventuelles évolutions à apporter au régime d’autorisation expérimentale après 2004, dans le cadre défini par la future loi sur les communications électroniques.

 

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