musee oceanographique monaco

 

Avec un savoir-faire mondialement reconnu, le Musée présente plus de 6000 spécimens de poissons dans leur milieu naturel fidèlement reconstitué. En un seul lieu vous découvrirez les espèces étonnantes de la Méditerranée, l’incroyable diversité des habitants d’un récif de corail vivant, et le monumental lagon aux requins de 400.000 litres.

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Présentation : Institut océanographique – Fondation Albert 1er, Prince de Monaco

L'Institut Océanographique est une Fondation de droit privé, reconnue d'utilité publique, établie en 1906 par le Prince Albert Ier. Elle chapeaute pour cela deux établissements, l'Institut Océanographique de Paris et le Musée Océanographique de Monaco.
"Alors j'ai voulu combler une lacune, en créant moi-même et en établissant à Paris un centre d'études océanographiques étroitement relié avec les laboratoires et collections du Musée Océanographique de Monaco, où je réunis depuis vingt ans les résultats de mes travaux personnels et de ceux des éminents Collaborateurs qui me sont venus de tous les pays d'Europe".
C'est en ces termes que le Prince Albert Ier évoque les raisons qui l'ont poussé à créer les deux établissements qui constituent sa Fondation, dans un courrier de 1906 adressé au Ministre français de l'Instruction Publique.
L'Institut Océanographique, Fondation Albert Ier a pour but de faire découvrir au plus grand nombre l'océan et la science océanographique. Pour cela, l'institut a développé son activité muséale, des cycles pédagogiques, ses aquariums, ses publications, les bibliothèques, des enseignements et des conférences de sensibilisation du grand public. Ces activités se répartissent entre les établissements de Paris et de Monaco.

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Missions du Musée Océanographique de Monaco :

La préservation de la Méditerranée

Nous sommes tous témoins de certains phénomènes, comme la prolifération des méduses, qui sont symptomatiques d'une situation sur la quelle nous pouvons tous agir.
La prolifération des méduses Leurs conditions de vie et leur taille rendent les méduses particulièrement difficiles à acclimater en aquarium, ce qui rend leur étude particulièrement délicate. Toutefois, comme l’expliquait Jacques Simard, alors Directeur Scientifique au Musée océanographique, la pollution ne semble pas être la cause de cette prolifération, pas plus que la qualité d’une eau idéale pour l’Homme. Il observait avec une touche d’humour que "En Méditerranée, les méduses sont chez elles, la mer est peuplée, ce n’est pas une piscine !". La multiplication des méduses semble due à l’augmentation de leurs ressources alimentaires. C’est le cas en Asie : au Japon et en Chine, de très fortes pluies ont pu drainer en mer de grandes quantités d’engrais, ce qui a fortement accru la concentration de phytoplancton, entrainant la prolifération de zooplancton et permettant ainsi la multiplication des méduses géantes qui disposaient ainsi d’une nourriture foisonnante. La thèse de l’augmentation de population liée à celle des ressources alimentaires est partagée par Jacqueline Goy, spécialiste des méduses à l’Institut Océanographique de Paris. Pour elle, la surpêche est responsable de la prolifération dans la mesure où l’élimination massive de poissons rend les aliments disponibles pour d’autres espèces, "particulièrement les méduses, très voraces". Apprendre les bons gestes Cette prolifération de méduses est observable par tout un chacun. Et c’est justement l’un des axes de réflexion que l’exposition "Que vive la Méditerranée" se propose de fournir à ses visiteurs dès le 18 novembre 2010 au Musée océanographique. Tout en faisant découvrir la Méditerranée au travers d’images exceptionnelles, l’exposition invite à la réflexion, en faisant prendre conscience de ces phénomènes dont nous sommes tous témoins et propose de découvrir un ensemble de bonnes pratiques à mettre en oeuvre pour préserver cet espace fragilisé qu’est la Méditerranée.

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Connaitre, aimer et protéger les océans

Connaître, aimer, protéger les océans, cela a toujours été la vocation du Musée océanographique. L'enjeu principal est de maintenir cette action vivace au fil du temps et de l'évolution du monde.
Le rôle que tiendra le Musée océanographique dans les années à venir doit évoluer avec une société et un environnement international qui ont largement évolué en un siècle. En effet, le Musée a permis des percées scientifiques que nul ne conteste, et il demeure l'un des lieux fondamentaux pour rendre compte de l'étude des océans. Son centenaire est l'occasion de donner corps à une réflexion globale sur son avenir, qui prend en compte autant l'évolution du monde et des sciences, que les besoins de préservation de l'environnement. Ainsi, plus qu’une célébration ponctuelle, donc éphémère, d’un anniversaire, le centenaire marque véritablement une nouvelle orientation pour l’action du Musée et, à travers lui, de l’Institut Océanographique entier. Par ses études et relevés suivis, le Musée est témoin de l'évolution du milieu marin depuis un siècle. Il est donc tout particulièrement fondé à relayer les messages et fédérer autour de lui les bonnes volontés dans l’optique de la préservation des écosystèmes en péril. C’est ainsi qu’il prend par exemple fait et cause pour la préservation du Thon rouge dont les populations sont en baisse constante et dangereuse. Engagé dans un grand projet de réaménagement programmé sur plusieurs années, le Musée océanographique s’inscrit durablement dans l’actualité, sans oublier son patrimoine. Avec une action didactique forte, il permettra de répondre aux attentes du grand public en rattachant son activité muséale aux grandes problématiques scientifiques et environnementales.

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La sauvegarde des spécimens

L’Aquarium n’est pas seulement un espace de découverte et un outil d’éducation à l’environnement. C’est également un établissement et une équipe qui s’engagent dans des actions concrètes.
Au nombre des actions menées quotidiennement par le musée, on compte la conservation des milieux et des espèces, notamment la sauvegarde des animaux marins en difficulté. Des tortues ou de jeunes mérous sont ainsi recueillis à l’Aquarium afin d’y être soignés puis relâchés, une fois rétablis, dans leurs biotopes respectifs. L’Aquarium est aussi un espace de recherche où sont menés de nombreux travaux visant à mieux connaître la biologie des espèces marines, notamment les mécanismes de reproduction. Aujourd’hui, grâce à des techniques avancées issues de l’aquaculture marine, ce sont plus de 30 espèces de poissons et d’invertébrés qui naissent en captivité. De nombreux spécimens sont d’ailleurs envoyés vers d’autres aquariums publics du monde entier. Le travail en réseau avec des partenaires de tous horizons et l’échange permanent d’informations permettent à l’Aquarium d’accomplir plus efficacement ses missions d’éducation, de recherche et de conservation. Ainsi, de meilleures conditions de vies sont offertes aux animaux et le visiteur, mieux informé sur le milieu marin, est encouragé à se comporter en citoyen responsable envers les écosystèmes et les espèces qui les peuplent.

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La déclaration de Monaco : L’acidification des océans

Plus de 150 grands noms des sciences de la mer, originaires de 26 pays, ont sonné l’alarme. Ils ont dans un texte baptisé "Déclaration de Monaco" appelé les décideurs à agir sans plus attendre pour réduire de manière décisive les émissions de CO2 afin d’éviter que l’acidification des océans ne cause des dommages étendus et graves aux écosystèmes marins.
La Déclaration de Monaco, préfacée par S.A.S le Prince Albert II, cherche à faire prendre conscience aux dirigeants des enjeux de l’acidification, et à encourager la recherche en la matière. Elle appelle à une diminution des émissions de CO2 qui pourraient être la cause de l’acidification et alerte sur les conséquences pour les écosystèmes marins dont dépend la moitié de la population mondiale. La déclaration est fondée sur le Rapport sur les priorités de la recherche, établi par les participants au deuxième Symposium international sur l’Océan dans un monde trop acide, organisé à Monaco sous l’égide entre autres de l’UNESCO. Co-signée par plus de 150 grands noms des sciences de la mer, originaires de 26 pays, la Déclaration de Monaco a été présentée le 30 janvier 2009 à Nice par James Orr, du Laboratoire de l’environnement marin de l’AIEA, Jean-Pierre Gattuso, coordinateur de l’European Project on Ocean Acidification et Denis Allemand, de la Fondation Prince Albert II. Ce dernier est également Directeur du Centre Scientifique de Monaco (hébergé depuis cinquante ans par le Musée océanographique) et membre du Conseil Scientifique de l’Institut Océanographique, Fondation Albert Ier Prince de Monaco. Les effets de l’acidification des océans est déjà détectable, et elle a un impact direct sur les organismes marins qui sécrètent du calcaire, comme les moules, les huîtres ou les récifs coralliens. Un impact indirect sur la chaîne alimentaire et à terme sur l’industrie de la pêche est à prévoir. Le Musée océanographique est concerné au premier chef par ce problème. L’étude des coraux est en effet une activité pour laquelle les équipes monégasques ont acquis une expérience incontestable puisque le Musée est devenu, dès 1989, précurseur dans le domaine de l’élevage de colonies à grande échelle. Pionnier de la reproduction du corail Les spécimens de cette époque implantés par le Professeur Doumenge -alors directeur du Musée, et le Professeur Jaubert sont toujours en parfaite santé et ont même crû. L’Institut Océanographique, notamment grâce aux Docteurs Nadia Ounaïs et Pierre Gilles, a ainsi acquis le savoir faire rare du maintien, de l’élevage et du développement corallien en captivité. Il est indispensable de faire progresser la connaissance du processus d’acidification et de ses effets, et les équipes du Musée océanographique sont parmi les plus qualifiées pour cela.

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Source : http://www.oceano.org/

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