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Étymologiquement, Halloween provient de l'anglais "All Hallows Eve" qui signifie littéralement "le soir de tous les saints", c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint (hallow est une forme archaïque du mot anglais holy qui signifie : saint, even est une forme usuelle qui a formé evening, le soir). L'orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisé au Canada et au Royaume-Uni, "e’en" étant la contraction de "even".

halloween5Halloween est une fête folklorique païenne traditionnelle ayant pour origine une fête celtique. Il y a environ 3000 ans, l'année Celte se terminait non pas le 31 décembre comme maintenant, mais le 31 octobre. Et cette dernière nuit était la nuit de Samain en Irlande, le dieu de la mort.

Pendant sept jours (le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après), cette fête religieuse se déroulait sous l’autorité des druides. Selon la légende, les nuits se rallongeaient et les fantômes des morts en profitaient pour rendre visite aux vivants. Ces esprits n'étaient pas tous sympathiques et bienveillants. Et Samain, le dieu des morts rôdait pour rassembler les âmes de ceux qui étaient trépassés dans l'année.

Afin que la nouvelle année leur soit favorable, les Celtes pratiquaient des rituels religieux : Dans chaque village, les hommes éteignaient les feux de leurs foyers. Les druides frottaient des branches sèches d'un chêne sacré jusqu'à ce qu'elles s'enflamment en un nouveau feu en l'honneur du Dieu Soleil. Le chef de famille recevait une braise pour allumer un nouveau feu dans son foyer et celui-ci ne devait pas s'éteindre jusqu'à l'automne suivant protégeant ainsi chaque maison des esprits diaboliques. Au cours de la nuit, tout le village se rassemblait pour faire la fête ensemble. Les druides sacrifiaient des taureaux blancs après la cueillette du gui. Pour être sûrs d'effrayer les esprits mauvais, les gens s'habillaient avec des costumes terrifiants. Ils laissaient des offrandes devant leurs portes pour apaiser les revenants. Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au 5ème siècle, avec l'arrivée d'une nouvelle religion, le christianisme.

La fête chrétienne de la Toussaint, à laquelle est adossée Halloween, n’a été instituée qu’au 9ème siècle par le pape Grégoire IV. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre le VIIIe et le XIIe, ne mentionne que la fête sacrée de Samain.

 

La légende de Jack à la Lanterne

halloween2Au 19ème siècle les émigrés irlandais exportent la légende d’halloween en Amérique du Nord. La légende raconte que Jack à la Lanterne, dit Jack le Pingre, est un personnage ivrogne, méchant, avare et égocentrique. La veille de Toussaint il rencontre le diable qui lui réclame son âme.

Jack demande alors au diable une dernière faveur avant de partir pour l'enfer : lui offrir à boire un dernier verre de bière. Le diable accepta et se transforma en pièce de six pence. Jack la saisit et la plaça immédiatement dans sa bourse qui avait une serrure en forme de croix. Le diable fut pris au piège. Jack accepta de le libérer à condition qu'il lui accorde un an de plus à vivre. Le diable lui accorda un sursis. Douze mois plus tard, Jack fit une autre farce au Diable, le laissant en haut d'un arbre (sur lequel il avait gravé une croix grâce à son couteau) avec la promesse qu'il ne le poursuivrait plus.

A sa mort, l'entrée du paradis fut refusée à Jack, de même que l'enfer. Jack réussit néanmoins à convaincre le diable de lui donner un morceau de charbon ardent afin d'éclairer son chemin dans le noir. Il plaça le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et fut condamné à errer sans but, jusqu'au jour du jugement dernier. On l'appela alors Jack of the Lantern (Jack à la lanterne en anglais), ou Jack o'lantern. Il réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween. Au fil du temps, le symbole du navet fut remplacé par la citrouille, plus large et plus facile à sculpter.

halloween7En souvenir de cette légende, les maisons nord-américaines s’illuminent une fois par an, le 31 octobre, d’un Jack-O-Lantern Halloween, une citrouille évidée avec un nez, deux yeux et une bougie à l’intérieur pour faire danser les ombres.

 

Un sort ou une friandise (Tricks or treat)

Selon la tradition, les enfants se déguisent le jour d’halloween et passent de maison en maison pour récolter quelques friandises (treat), sans quoi ils menacent de faire une mauvaise blague (tricks). C’est l’origine de l’expression tricks or treat.

Même si Halloween ne se fête que le 31 octobre, durant tout le mois d'octobre les enfants américains le préparent : décoration des maisons, déguisements, achats de friandises par les parents pour offrir aux enfants qui viendront frapper à la porte...

L'orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à Halloween. La décoration est généralement largement inspiré du cinéma d'horreur : la mort, la magie, les fantômes et les sorcières, les maisons hantées, les chats noirs, les araignées, les squelettes, etc.

La citrouille n'a pas seulement un aspect décoratif. On en mange les graines rôties et on en utilise la chair pour faire de la tarte, de la confiture ou du pain. Les enfants mangent en quantité les friandises récoltées durant la journée d'Halloween.

 

Célébration d'Halloween en France

halloween8En 1997, lorsque l'opérateur téléphonique France Telecom lance un téléphone mobile de couleur orange baptisé "Olaween". Une importante campagne publicitaire est lancée : 8000 citrouilles sont distribuées à Paris. Disneyland Paris lance également des événements spécifiques au sein du parc à thèmes pour célébrer Halloween. Peu à peu les décorations d'Halloween s'installent dans les rayonnages des magasins et prends l'événement prend de l'importance.

Surtout célébré dans les milieux anglo-saxons, Halloween a connu un succès important autour de l'année 2000 en France mais cela s'essouffle rapidement, les gens considérant qu'il s'agissait uniquement d'une fête commerciale.

Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée, en anglais approximatif, "Holy wins" (qu'on pourrait traduire par "ce qui est saint est victorieux"). Des centaines de personnes y participent chaque année. Une étude du Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de vie (CREDOC), commandée par la Chambre Syndicale Nationale des Arts Funéraires et datée de 2005, fait apparaître en parallèle une récente augmentation du succès commercial de la fête de la Toussaint. On vends plus de fleurs que de bonbons à cette période.

Depuis Halloween a perdu du terrain, et reste très discret à la fois dans les magasins, mais aussi dans les rues.

 

 

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