john wayne gacy

 

John Wayne Gacy : Quelques repères biographiques

John Wayne Gacy est né le 17 mars 1942 à Chicago aux Etats unis. Il est le fils de Marie Elaine Robinson et de John Stanley Gacy. Son père était alcoolique et autoritaire. Considéré comme le vilain petit canard de la famille à cause de son embonpoint, John Wayne gacy, était régulièrement malade. Il souffrait de problèmes cardiaques et à 11 ans il était sujet aux évanouissements. Son père y voyait là des tentatives pour s'attirer l'affection de sa mère et le ridiculisait en lui disant qu'il n'était qu'une "chochotte" et qu'il finirait "pédé". L'origine psychosomatique de ces malaises était très certainement liée au mépris et aux corrections que lui infligeait son père.

A 18 ans, John Wayne Gacy quitta la maison familiale pour aller travailler à Las Vegas. Il décrocha un emploi comme gardien de morgue. Se débrouillant seul financièrement, il reprit confiance en lui et s'inscrivit à l'école de commerce de l'Université de North Western où il obtient son diplôme. Son besoin de se faire apprécier le rendait amical et en faisait un excellent vendeur. Embauché en tant que stagiaire de direction dans la compagnie de production de chaussures Nunn-Bush, il fut promu à l'âge de 22 ans à Springfield dans l'Illinois pour y diriger un point de vente dans un important magasin de vêtements masculins.

Peu après, John Wayne Gacy épouse une collègue de travail : Marlynn Myers, dont le père était un homme d'affaires prospère. Les parents de la jeune fille achetèrent une chaîne de fast food à Waterloo dans l'Iowa et confièrent tout naturellement la gérance à leur beau fils.

john wayne gacy

 

Confiant et populaire, il s'investissait beaucoup dans le domaine de l'aide sociale, il était devenu un des hommes les plus respecté de sa ville. Pourtant c'est un autre visage que la population n'allait pas tarder à découvrir...

 

Gacy : Le début de la perversion

En 1968, John Wayne Gacy est accusé de tentative de viol sur un adolescent, et de s'être livré à des actes indécents sur un autre jeune homme. A l'annonce de cette accusation la ville fut frappée de stupeur et sa femme bouleversée.

Alors que sa femme se trouvait à l'hôpital pour accoucher, John Wayne Gacy avait invité chez lui Edward Lynch, un jeune employé du fast food qu'il dirigeait. Ils avaient joué au billard, et John Wayne Gacy avait suggéré que le perdant fasse une fellation au gagnant. Le garçon refusa, mais Gacy proposa au jeune homme de regarder un film. John Wayne Gacy mis un film pornographique et menaça gentiment le garçon avec un couteau de cuisine. Edward Lynch parvint à s'extraire de l'emprise de John Wayne Gacy, lequel s'excusa auprès du jeune homme. John Wayne Gacy s'éclipsa et revint avec une chaîne et un cadenas et attacha Edward, qui honteux d'avoir réagit comme ça avec son patron, se laissa faire. John Wayne Gacy jeta Edward Lynch au sol et tenta de l'étrangler, le jeune homme perdit connaissance quelques minutes. Puis John Wayne Gacy lui ôta les chaînes en lui demandant s'il allait bien et le raccompagna chez lui. Quelques jours plus tard, John Wayne Gacy licencia Edward Lynch.

La seconde accusation provenait de Donald Vorhees, le fils d'un collègue de John Wayne Gacy de la chambre de commerce associée. Il s'était rendu chez John Wayne Gacy, également en l'absence de sa femme. Les deux hommes avaient une fois encore regardé un film pornographique à la suite duquel John Wayne Gacy imposa à Donald Vorhees des rapports bucco-génitaux.

John Wayne Gacy fut donc accusé d'avoir menacé et maltraité Edward Lynch et Donald Vorhees, mais nia les faits. A sa demande, il fut soumis par deux fois au détecteur de mensonges mais les résultats montrèrent sans équivoque possible qu'il mentait. John Wayne Gacy avoua qu'il avait eut des rapports sexuels avec eux, mais que ceci s'était sans la moindre contrainte, qu'il s'agissait juste pour lui de faire une "expérience" homosexuelle.

Pour s'en sortir, John Wayne Gacy fit chanter un de ses employés, avec qui, il avait fait un cambriolage auparavant : Russell Schroeder. Il lui ordonna de passer à tabac Donald Vorhees pour ne pas qu'il témoigne contre lui. Russell Schroder se présenta à Donald Vorhees sur le campus de l'université et lui expliqua qu'il avait été sélectionné pour le parrainer pendant quelques jours. En toute confiance, Donald Vorhees suiva Russell Schroder jusqu'à un bois isolé. Sur place Russell vaporisa du gaz lacrymogène dans les yeux de Donald, puis le roua de coups en lui disant de ne pas témoigner contre John Wayne Gacy. Mais Schroder parvint à frapper son agresseur au visage et à se sauver. Le lendemain, Russell Schroeder fut arrêté et interrogé. Il raconta d'abord qu'il avait été engagé par un certain "Jim", mais avoua rapidement la vérité.

Pendant que John Wayne Gacy attendait en prison de passer en jugement, la police interrogea deux autres adolescents qu'il employait.

Le premier, Richard Westphal affirma que John Wayne Gacy lui avait proposé, sur le ton de la plaisanterie, de coucher avec sa femme en échange d'une pipe. Un soir, alors que Richard travaillait à construction d'un bar au sous-sol de la maison de Gacy, celui-ci lui proposa de rester dormir sur place. Aussitôt couché, la femme de Gacy entra dans la chambre et se glissa dans le lit, quelques seconde plus tard, Gacy alluma la lumière et dit au jeune homme "Maintenant, tu me dois une pipe!".

Le second garçon raconta qu'un soir, alors qu'il s'était saouler avec Gacy, il était sorti de la voiture pour aller vomir, lorsque John Wayne Gacy, un revolver à la main, lui proposa de jouer à la roulette russe. Il plaça le revolver sur la tempe du jeune homme et appuya, appuya et appuya encore. Au sixième coup, John Wayne Gacy éclata de rire, le garçon compris que le revolver n'était pas chargé, et rentra chez lui.

 

Gacy : Une première condamnation

juge peter van metreEn novembre 1968, John Wayne Gacy fut jugé et plaida coupable des charges de sodomie qui pesaient contre lui. Une mise en liberté surveillée fut évoquée mais le juge Peter Van Metre s'y opposa et le condamna à 10 ans de prison. Le lendemain du verdict, Marlynn Gacy, mère de deux enfants, entama une procédure de divorce.

Au centre d'éducation surveillée de l'Iowa, John Wayne Gacy démontra à nouveau ses talents, en quelques mois à peine, il était devenu un détenu exemplaire, si bien qu'au bout de 18 mois de prison, il fut mis en liberté conditionnelle. Au noël qui précéda la sortie de prison de John Wayne Gacy, il apprit la mort de son père John Stanley Gacy, ce qui mit fin à une relation houleuse entre père et fils. John Wayne Gacy regretta de n'avoir pu assister à l'enterrement de son père mais alla sur sa tombe à de nombreuses reprises par la suite.

Tous pensaient qu'il s'agissait sûrement d'une erreur judiciaire, ou d'un complot mené par ses opposants politiques. 24 heures après sa libération, John Wayne Gacy part pour Chicago où il emménagea avec sa mère et trouva un emploi comme cuisinier dans la restauration rapide. Peu de temps après, il décide de créer sa propre entreprise de construction "PDM" (Peinture, Décoration et Maintenance). Dès les premiers contrats, John Wayne Gacy fait connaissance avec un homosexuel qui lui indique les endroits où il pouvait trouver facilement de jeune garçon gay.

En février 1971, un jeune homme vient déposer une plainte à l'encontre de Gacy mais il ne se présentera pas devant le tribunal pour témoigner, les poursuites sont donc abandonnées et le juge d'application des peines ne fut pas informé.

En octobre 1971, John Wayne Gacy n'est plus soumis au régime de la liberté conditionnelle. Il s'installe dans sa propre maison dans West Summerdale Avenue, fait la connaissance de ses voisins : les Grexa, et rencontre une jeune femme divorcée avec deux petites filles : Carole Hoff. Tout aurait pu allait pour le mieux avec ce nouveau départ, pourtant le 3 janvier 1972 tue pour la première fois.

 

Gacy : Les premières pulsions meurtrières

Le 3 janvier 1972, John Wayne Gacy avait proposé à un jeune garçon devant le dépôt d'autocar d'aller boire un verre chez lui. Une fois sur place les deux hommes se seraient livrés à des rapports bucco-génitaux mutuels. John Wayne Gacy se serait ensuite réveillé vers 4 heures du matin, et aurait vu le jeune homme, un couteau à la main devant lui. Une bagarre aurait, selon ses dires, éclatée et John Wayne Gacy aurait blessé mortellement le jeune homme. Après quoi il l'aurait enterré dans le vide sanitaire pour ne pas avoir de problème avec la justice.

john wayne gacy carole hoff

John Wayne Gacy épouse Carole Hoff le 1er juin 1972 à l'église du quartier.

 

Les voisins remarquèrent qu'une odeur bizarre régnait dans la maison, John Wayne Gacy expliqua que c'était dû à l'eau qui s'infiltrait sans cesse dans le vide sanitaire. Quelques temps après le mariage, madame Grexa demanda à Carole Gacy pour quand était l'heureux événement, laquelle répondit que pour être enceinte il fallait avoir des relations sexuelles...

 

Pogo le clown

John Wayne Gacy se forgeait de nouveau une bonne réputation auprès de la population. Il contacta la section locale du parti démocrate et offrit de travailler pour elle, proposant même les services de ses jeunes ouvriers du bâtiment pour entretenir les bureaux. John Wayne Gacy se confectionna un costume de clown et "Pogo le clown" devint un personnage sympathique et récurrent pour les collectes de fonds des démocrates et dans le service des enfants malades de l'hôpital local.

john wayne gacy john wayne gacy

Si John Wayne Gacy faisait bonne figure auprès de la population, ce n'est pas ce visage que ses employés voyaient. John Wayne Gacy était avare, il payait ses ouvriers de façon très minime, sans tenir compte du temps passé dans les déplacements.

 

Des jeux pervers qui finissent mal...

Un soir, en 1975, Gacy arriva chez lui ivre en compagnie de Tony Antonucci, il voulait lui montrer un "tour de force" à l'aide d'une paire de menottes. Il le mettait au défi de trouver sa méthode secrète pour les enlever. Ingénieux, Tony prit soin de ne pas glisser entièrement sa main dans la menotte, ce qui lui permit de se détacher. Tony menotta Gacy les mains dans le dos. John Wayne Gacy se débattit et persuada le garçon de le détacher, il ne tenta plus rien par la suite avec le garçon.

Le fils des voisins, Ron Grexa, avait lui aussi du ressentiment à l'égard de John Wayne Gacy. Il avait travaillé pour lui et avait dû repousser ses propositions de paiement en nature.

1er août 1975, John Butkovich n'arrivant pas à se faire payer par John Wayne Gacy son dû, fit appel à son père, qui accompagné de deux amis allèrent chez Gacy. Les hommes discutèrent, John Wayne Gacy affirma que c'était John qui lui devait de l'argent pour le matériel acheté sur son compte d'entrepreneur et utilisé pour décorer l'appartement de Marko Butkovich, son père. Après quelques bières et de la marijuana, ils partirent.

Plus tard dans la soirée, John Wayne Gacy croisa John Butkovich et l'invita a retourner discuter pour régler définitivement leur différent. Le lendemain, John Wayne Gacy se réveilla et trouva le corps sans vie de John Butkovich étendu sur le sol du salon, les mains menottées dans le dos, une corde nouée autour du cou. Il s'empressa de trainer le corps jusqu'au garage et l'enterra, puis recouvra le sol de béton. Les parents de John signalèrent sa disparition à la police. Dans les 2 ans qui suivirent, les inspecteurs eurent plus de 100 entretiens avec John Wayne Gacy au sujet de John mais ils n'en tirèrent rien et furent contraint de conclure à une fugue.

En mars 1976, Carole Gacy et John Wayne Gacy divorcent. Désormais seul, John Wayne Gacy, avait libre champs pour ramené ses proies chez lui....et assouvir ses fantasmes pervers et meurtriers.

Un mois après le départ de sa femme, le 6 avril 1976, John Wayne Gacy raccompagne Darrell Samson chez lui... mais le garçon disparaît mystérieusement.

Le 14 mai 1976, c'est au tour de Randall Reffett de disparaître. Le même jour, John Wayne Gacy enlève un garçon de 14 ans, Samuel Stapleton, alors qu'il rentrait à pied chez lui. Les deux cadavres furent retrouvé enterrés ensembles dans le vide sanitaire.

Le 23 mai 1976, John Wayne Gacy viole Michael Rossi, mais le jeune homme ne savant où aller, s'installe chez John Wayne Gacy.

Le 10 juin 1976, John Wayne Gacy tue William Carroll, surnommé "Billy" Le 6 août 1976, Rick Johnston, 18 ans, disparaît en rentrant d'un concert.

Le 11 décembre 1976, Gregory Godzik fit l'erreur de rendre visite à John Wayne Gacy. On retrouva sa voiture abandonnée. Ses parents engagèrent un détective privé pour le retrouver mais sans résultat.

Le 20 janvier 1977, John Szyc, 19 ans, employé par John Wayne Gacy disparaît à son tour. 9 mois plus tard, Michael Rossi, fut arrêté par la police au volant de la voiture de John Szyc. Michael donna le nom de l'homme chez qui il logeait : John Gacy. John Wayne Gacy expliqua qu'il avait acheté la voiture à John Szyc parce qu'il avait besoin d'argent pour quitter la ville. La police se laissa convaincre.

John Wayne Gacy tue Jon Prestidge le 15 mars 1977, puis Matthew Ronan le 5 juillet, Robert Gilroy le 15 septembre, John Mowery le 25 septembre, Russell Nelson le 17 octobre, Robert Winch le 11 novembre et David Talsma le 9 décembre.

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Frank Landingin - James Mazzara - John Szyc - Matthew Ronan - Richard Johnston

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William Carroll - Sam Stapleton - Robert Winch - Robert Piest - Robert Gilroy

 

John Wayne Gacy commençait a avoir mauvaise réputation parmi les prostitués de Chicago. Un soir, il viola sauvagement un jeune garçon du nom de Jaimie. Le jeune homme comprit que Gacy était un sadique qui avait besoin d'infliger la souffrance pour obtenir une pleine satisfaction sexuelle. John Wayne Gacy lui donna cent dollars et le ramena chez lui.

Le 6 janvier 1978, John Wayne Gacy est arrêté. Un jeune prostitué du nom de Robert Donelly avait déposé plainte contre lui. John Wayne Gacy l'avait maintenu la tête sous l'eau jusqu'à ce qu'il perde connaissance, puis l'avait violé. Mais Robert Donelly ayant accepté de jouer "l'esclave sexuel" avec son client, la police ne donna pas suite à l'affaire.

Le 16 février 1978, John Wayne Gacy tue Billy Kindred.

jeff rignall - John Wayne GacyLe 21 mars 1978, Jeffrey Rignall, 26 ans, accepta de se faire déposé en voiture chez lui. John Wayne Gacy lui offrit de la marijuana à fumer, puis arrêta brusquement la voiture et plaqua sur son visage un chiffon imprégné de chloroforme. Jeffrey Rignall repris connaissance nu dans une chambre où se trouvait la photo d'un clown, il était attaché à une sorte de pilori et sur le sol se trouvaient des fouets en cuir et des godemichés. Pendant le reste de la nuit, Jeffrey Rignall fut violé et chloroformé. Il se réveilla dans la neige au beau milieu d'un parc. les examens médicaux révélèrent que le chloroforme avait gravement endommagé son foie. Jeffrey Rignall, furieux par ce qui venait de lui arriver, décida de retrouver son agresseur. Il passa un mois dans sa voiture aux entrées d'autoroute à guetter l'Oldsmobile noire de son agresseur. Fin avril, il le repéra et nota le numéro de la plaque d'immatriculation. Il se rendit à la police avec le numéro et identifia John Wayne Gacy parmi des photos de suspects. La police n'avait pas assez de preuve pour faire condamner John Wayne Gacy. Jeffrey Rignall s'adressa à un avocat et fit lancer un mandat d'arrêt civil. Quand John Wayne Gacy apprit qu'un mandat était lancé contre lui, il déposa rapidement une contre-accusation, affirmant que c'était Rignall qui avait essayé de l'endormir avec une drogue appelée "Flash". Ainsi John Wayne Gacy resta en liberté.

Le vide sanitaire sous sa maison était désormais tellement plein qu'il n'y avait plus de place pour d'autres cadavres.

 

John Wayne Gacy, un citoyen au dessus de tout soupçon

john gacy rosalynn carterPourtant en 1978, sa réputation de bon citoyen fut très largement aidée quand en 1978, John Wayne Gacy rencontra Rosalynn Carter, femme du président Jimmy Carter et fut photographié lui serrant la main. La première dame des Etats Unis lui avait ensuite dédicacé la photo, que John Wayne Gacy ne manqua pas de laisser en évidence dans son bureau.

La rencontre a eut lieu à l'occasion d'un défilé organisé comme chaque année, le 6 mai 1978 à Chicago, pour commémorer les débuts du gouvernement démocratique en Pologne. Gacy était responsable du défilé depuis trois ans.

En juin 1978, Tim O'Rourke demande un emploi à Gacy. Son cadavre fut découvert jeté dans la rivière Des Plaines. Celui de Franck Landingin, disparu le 3 novembre 1978, et celui de James Mazzara disparu peu de temps après, furent eux aussi découverts dans la rivière.

Le soir du 11 décembre 1978, John Wayne Gacy allait sans le savoir commettre son dernier crime. Il attira Robert Piest, 15 ans, chez lui en l'appâtant avec un job d'été. Sa mère qui l'attendait au drugstore commençait à s'inquiété parce qu'ils devaient fêter son anniversaire en famille et ce n'étais pas dans les habitudes du jeune homme de ne pas prévenir d'un retard. Très inquiète, Elizabeth Piest rentra chez elle en informer son époux, et téléphona à 21h45 au drugstore pour savoir s'il connaissait le nom de l'entrepreneur que son fils devait rencontrer, la réponse fut "John Wayne Gacy" mais les Piest ne le trouvèrent pas dans l'annuaire. A 23h30, les parents du jeune homme allèrent au commissariat signaler la disparition de leur fils. La famille entière passa le reste de la nuit à parcourir lentement les rues des environs.

A 8h30, le 12 décembre 1978, la police entama les recherches. L'inspecteur James Pickwell appela le quartier général de police pour savoir si un certain John Wayne Gacy avait un casier judiciaire.

Quelques minutes plus tard, une réponse alarmante arriva, il avait déjà été arrêté pour pratique de la sodomie sur adolescent et condamné à 10 ans de prison pour violences sexuelles et avait été signalé plusieurs fois à la police pour des faits similaires.

A 9h30, le lieutenant de police Joseph Kozenczak se rendit chez John Wayne Gacy au 8213 West Summerdale Avenue. Les policiers expliquèrent la raison de leur présence, John Wayne Gacy les invita à entrer. John Wayne Gacy affirma de pas connaitre de Robert Piest. Les policiers insistèrent en disant qu'on l'avait pourtant vu au drugstore en sa compagnie. John Wayne Gacy se souviens alors du jeune homme mais affirma qu'il ne lui avait fait aucune proposition de travail et qu'il n'étais pas convenu qu'il le revoit.

Le lieutenant Joseph Kozenczak lui demanda de bien vouloir le suivre au commissariat mais John Wayne Gacy prétexta la mort d'un de ses oncles, et dit qu'il attendait un coup de téléphone de sa mère. Le lieutenant lui suggéra d'appeler sa mère et de les suivre. John Wayne Gacy s'énerva et dit "N’avez-vous donc aucun respect pour les morts?". Joseph Kozenczak obtient la promesse de John Wayne Gacy qu'il viendrait au poste aussitôt que sa mère aurait appelé. Le lieutenant repartit mais avait le sentiment que John Wayne Gacy savait où se trouvait le garçon.

Les Piest qui attendaient morts d'inquiétude au commissariat, demandèrent à la police d'intervenir. Ils pensaient que leur fils était retenu contre son gré au domicile de John Wayne Gacy. Le lieutenant la calma en lui disant qu'à ce stade il n'y avait aucune preuve. L'inspecteur Joseph kozenczak attendit John Wayne Gacy jusqu'à 1 heure du matin mais l'entrepreneur ne se montra pas. Le lendemain matin, ses collègues lui appris que John Wayne Gacy s'était présenté à 3h30, couvert de boue, en déclarant qu'il avait eu des problèmes avec sa voiture.

John Wayne Gacy revint au commissariat peu avant midi et s'excusa de ne pas être arrivé plus tôt la veille. Il nia à nouveau savoir quoi que ce soit sur Robert Piest. John Wayne Gacy ne semblait pas inquiet ni pressé de partir. Pendant que l'inspecteur Pickwell encourageait John Wayne Gacy à parler, le lieutenant Kozenczak obtenait un mandat de perquisition. A 15h30, les deux hommes annoncèrent à John Wayne Gacy qu'ils avaient un mandat et lui demandèrent les clefs de chez lui pour effectuer la perquisition. John Wayne Gacy leur donna les clefs sans inquiétude.

Les policiers trouvèrent de nombreux livres sur l'homosexualité et la pédérastie, des vidéos pornographiques homosexuelles, une paire de menottes et une corde de nylon. Ils trouvèrent aussi une carpette maculée par ce qui semblait être du sang, mais rien n'indiquait que Robert Piest fût venu dans la maison. Au bout de quelques minutes de fouille, les inspecteurs trouvèrent un élément intéressant : un reçu de drugstore pour le développement d'un film. Ils le montrèrent à la mère de Robert, qui pensa que le reçu appartenait à la petite amie de son fils, Kim Beyers. La jeune fille le confirma.

Le lieutenant Joseph Kozenczak avait maintenant la preuve que Robert Piest s'est rendu chez John Wayne Gacy mais il fallait absolument retrouver le corps. A l'aide d'un hélicoptère et de chiens, les policiers passèrent au peigne fin la forêt bordant la rivière voisine, sans trouver la moindre trace de l'adolescent.

John Wayne Gacy, agacé par les interrogatoires passa à l'offensive et intenta un procès de 750 000 dollars pour atteinte aux droits civils devant la cour de grande instance de Chicago, exigeant que la police cesse de le harceler immédiatement.

 

Une odeur de cadavres...

Une semaine après la disparition de Robert Piest, John Wayne Gacy conduisait de façon si chaotique, que l'équipe chargée de le surveiller l'arrêta et lui demanda de rouler plus prudemment. John Wayne Gacy invita les policiers à visiter son domicile. Il venait de commettre une grossière erreur. A peine entré, l'agent Schulz reconnut l'odeur douceâtre qui imprégnait l'atmosphère chauffée de la maison : une odeur de cadavre. La première fois que les policiers avaient fouillé la maison, l'odeur ne les avait pas frappés à cause du froid.

Le 21 décembre 1978, John Wayne Gacy est surpris alors qu'il fournit de la marijuana à un pompiste dans un garage. La police utilise se prétexte pour l'arrêter. Les policiers raccompagnèrent John Wayne Gacy à son domicile en lui annonçant qu'ils allaient arracher les lattes du plancher. John Wayne Gacy pris peur et déclara qu'il avait enterré sous le sol de son garage le corps d'un homme qu'il avait tué en état de légitime défense. Fouillant à nouveau la maison, ils découvrirent une trappe située au fond d'un placard. A l'intérieure : une mare d'eau sombre et nauséabonde. Une fiche électrique pendait, et lorsqu'ils la branchèrent une pompe se mit en marche dans le sous-sol, il fallut un quart d'heure pour drainer l'eau. Daniel Genty, un technicien des services de police descendit dans le vide sanitaire, lorsqu'il plongea une pelle dans le sol boueux, il manqua de suffoquer tant l'odeur de putréfaction était forte. Il identifia une substance savonneuse comme étant de l'adipocire, matière produite par la chair en décomposition. Quelques semaines plus tard, il découvrait l'os d'un bras humain. Il ne s'agissait pas du corps de Robert Piest, mais c'était le début d'une découverte macabre sans précédant. John Wayne Gacy pouvait désormais être inculpé de meurtre.

john wayne gacy

Le premier jour deux cadavres furent retirés de la maison, l'un était enchâssé dans du béton, et le deuxième enveloppé dans du plastique. Le lendemain, trois nouveaux corps furent découverts, dont un enseveli dans le sol bétonné du garage.

Les policiers trouvèrent également le permis de conduire de Frank Landingin, dont ils avaient retrouvés le corps dénudé dans la rivière Des Plaines en novembre. D'autres papiers d'identité permirent d'identifier les victimes.

Les policiers découvraient corps après corps, le carnage. Il s'agit de corps d'hommes tous relativement jeunes dans la plupart dans un état de décomposition avancée. En dépit de consigne de sécurité, le port de combinaisons jetables, de masques à gaz, et de bain désinfectant, le méthane présent dans l'air sous forme gazeuse les rendait malades. De plus la moindre étincelle pouvait provoquer une explosion.

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Pendant cette fouille macabre, John Wayne Gacy était interrogé au quartier général de la police. Il avoua s'être livré à ces meurtres depuis 7 ans. Il tombait de temps en temps dans un état de semi-coma dont il sortait en sursautant sans savoir apparemment où il se trouvait. Selon ses déclarations, il n'avait commis lui-même aucun des meurtres. Le véritable coupable était son sinistre alter égo, nommé "Jack", qui détestait les homosexuels. Mais cette histoire n'expliquait pas pourquoi il avait tué Rober Piest qui n'était pas homosexuel. John Wayne Gacy expliqua qu'il conduisit Robert Piest chez lui, et qu'il avait joué avec une paire de menottes. Le garçon avait demandé à quoi elles servaient et John Wayne Gacy lui avait expliqué qu'il s'agissait de menottes truquées. "Regarde, je vais te faire une démonstration. Mets tes mains dans ton dos". Robert Piest avait naïvement fait ce que John Wayne Gacy lui demandait. Selon John Wayne Gacy, c'était son alter ego malfaisant "Jack" qui contrôlait les choses et qui lui dit "Je vais te violer, et tu ne peux rien y faire". Mais le garçon était visiblement si bouleversé que John Wayne Gacy avait changé d'avis et avait décidé de le laisser partir. Il l'avait emmené dans sa chambre pour y prendre les clefs et le libéré, mais il avait sombré dans une sorte de torpeur et ne se souvenait de rien. C'est l'appel d'un ami qui le réveilla, il retrouva le garçon étendu sur le lit, étranglé avec une corde. John Wayne Gacy transporta le corps sous les combles du grenier et l'y laissa pour la nuit et le corps s'y trouvait encore lorsque le lieutenant Kozenczak était passé à 10h.

John Wayne Gacy se demandait si la police allait repasser avec un mandat de perquisition. Il attendit donc la nuit tombée pour se débarrasser du corps. Il mis le corps de Robert Piest dans son Oldsmobile et conduisit vers le sud jusqu'au pont Kankakee qui enjambe la rivière Des Plaines puis jeta le corps dans l'eau. Dans sa précipitation il dérapa sur la route verglacée et sa voiture finit sa course dans la boue épaisse de la berge. Un agent de police routière qui repéra le véhicule lui demanda s'il avait besoin d'une dépanneuse, mais John Wayne Gacy refusa. Ne parvenant pas à désembourber sa voiture tout seul, il finit par accepter l'aide d'une dépanneuse. Pour ne pas avoir à payer, John Wayne Gacy prétendit au mécanicien être un agent de police et le persuada de facturer le dépannage au service de l'éclairage public du comté de Cook mais celui-ci refusa et exigea d'être payé. John Wayne Gacy s'exécuta et se rendit au poste de police, surpris de constater que le lieutenant Kozenczak ne l'attendait plus.

Les meurtres horrifièrent tout le pays. Les familles dont le fils avait été porté disparus commencèrent à redouter le pire. Le nombre total de corps découvert chez John Wayne Gacy allait atteindre les 29, nombre auquel il faut ajouter les 4 cadavres retrouvés dans la rivière.

Une fois les 29 cadavres exhumés, la maison de John Wayne Gacy n'était plus qu'une carcasse de pierre devenue dangereuse et qui fut démolie. A la fin du mois d'avril le corps de Robert Piest fut retrouvé au barrage de Dresden sur la rivière de l'Illinois.

A l'hôpital psychiatrique Cermak à Chicago, les psychiatres examinèrent le cas de John Wayne Gacy. John Wayne Gacy affirma dès le début que c'était son alter ego maléfique "Jack" qui avait commis tout ces meurtres, puis concéda à dire que John en avait aussi commis quelques uns. "Jack" était l'une des 4 personnalités qui dominaient tour à tour John Wayne Gacy. Ses récits étaient confus et variaient. Les psychiatres avaient du mal à le croire. Les examens psychiatriques montrèrent que John Wayne Gacy n'éprouvait aucun remords pour les meurtres qu'il a commis. John Wayne Gacy affirma également qu'il avait commis la plupart de ces crimes en état de légitime défense. Ses avocats, considérant que ses explications n'allaient que lui attirer l'antipathie du jury, décidèrent de plaider la folie.

Le procès de John Wayne Gacy commença le 6 février 1980. L'avocat de l'accusation, Robert Egan, affirma au juge Louis B. Garippo que John Wayne Gacy n'était pas fou, mais qu'il était un être malfaisant. Robert Motta, qui représentait John Wayne Gacy, affirma au contraire qu'un homme qui dormait dans une maison entouré de 29 cadavres ne pouvait qu'être fou.

Au second jour de procès, plusieurs parents témoignèrent. John Wayne Gacy restait imperturbable et les regardaient en ricanant. Deux adolescents, David Cram et Michael Rossi, témoignèrent à leur tour et racontèrent que John Wayne Gacy les avait payé pour creuser des "tranchées" dans le vide sanitaire, soit disant pour y faire passer des tuyaux.

Jeffrey Rignall vint témoigner et en décrivant sa nuit de viol et de torture, il admit qu'un homme capable de tels actes ne pouvait pas être sain d'esprit. L'avocat général William Kunlkle fit remarquer que Jeffrey Rignall avait écrit un livre sur sa rencontre avec John Wayne Gacy et que sa comparution n'avait pour objet que de faire la promotion de son ouvrage.

Le Docteur Thomas S. Eliseo affirma dans son rapport psychiatrique que John Wayne Gacy était d'une intelligence bien au-delà de la moyenne mais qu'il était atteint de schizophrénie paranoïde. L'avocat général William Kunkle décrédibilisa le psychiatre en lui demandant s'il prétendait que John Wayne Gacy avait commis 33 meurtres sans se rendre compte qu'il faisait quelque chose de mal.

Le psychiatre de la défense, Lawrence Z. Freedman, s'accorda avec le précédent psychiatre pour dire que John Wayne Gacy était psychotique donc juridiquement dément. Il déclara aussi que John Wayne Gacy n'avait aucun ressentiment pour ce qu'il avait fait, qu'il détestait les "homosexuels" et ne se considérait pas comme tel, qu'en les tuant, il se débarrassait symboliquement de sa propre homosexualité. Richard G. Rapparport, déclara que John Wayne Gacy était anormal. Que le sadisme de John Wayne Gacy était une réaction contre son père. John Wayne Gacy souriait aux membres du jury comme pour les encourager à écouter attentivement, il souhaitait visiblement se faire passer pour fou.

Mais le témoignage de Robert Donelly qui décrivit sa nuit chez John Wayne Gacy venait contrecarré ses plans. Le psychiatre Arthur Hartman affirma également que John Wayne Gacy n'étais absolument pas dément, et le docteur Robert A. Reifman alla dans son sens en déclarant que John Wayne Gacy avait un type de personnalité particulièrement narcissique. Il était tellement fier de lui même que les autres existaient à peine. Il finit sa plaidoirie par dire "Je ne crois pas qu'on puisse avoir trente trois accès de folie temporaire". Le fait que John Wayne Gacy ait demandé à David Cram et Michael Rossi de creuser des tombes dans le vide sanitaire indique clairement que John Wayne Gacy avait organisé les meurtres à l'avance.

 

Gacy : Le verdict

juge garippo - John Wayne GacyLe 12 mars 1980, deux heures suffirent aux membres du jury pour tomber d'accord avec l'accusation : John Wayne Gacy n'était pas dément, il était donc coupable. Le lendemain, le juge Garippo prononça la peine de mort à l'encontre de John Wayne Gacy. Le public applaudit.

 

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