charles pasi

 

Charles Pasi est né en 1984 à Paris.

Après un premier disque plus ancré dans le blues, Charles Pasi livre avec Uncaged un témoignage poignant de ce que peut être la musique d’hier remise au gout du jour et habilement mélangée par un passionné d’aujourd’hui.

Charles est franco-italien. Et s’il a grandi à Paris, il a passé beaucoup de ses étés outre-Atlantique à écouter Miles Davis, Otis Redding, Ray Charles ou Bob Dylan qui ont forgé son identité. De la musique qui vient des tripes. Lorsqu’il commence la musique à 17 ans, Charles ne choisit pas une guitare électrique mais… un harmonica. Contre l’avis de tous, il suit son idée et prend des cours de chant et d’instruments. Après avoir rejoint un groupe de Gospel puis fait des études de musique en Italie, Charles Pasi décroche plusieurs tremplins et prix, écume les jam-sessions et, après avoir terminé finaliste de l’International Memphis Blues Festival en 2006, débute une tournée internationale (États-Unis, Canada, Russie, Hongrie, Benelux, Italie, Espagne…).

Si son premier opus était teinté de blues "Mainly Blue", Uncaged est inclassable. Incasable. Les textes de Charles Pasi sont souvent sombres mais les mélodies de couleurs diverses. Lost Generation par exemple, un morceau qui groove servant de support à de très beaux solos d’harmonica, dresse le constat que les jeunes générations n’ont plus de grand combat à mener comparé à leurs ainés. Fougueux et enthousiastes, les arrangements sont un mélange d’influences funk, soul ou rock.

 

Mainly Blue

mainly blue

1 - She's
2 - If I Move
3 - White Boy Blues
4 - Talkin' With My Friends
5 - The Private's Last Night
6 - This Girl
7 - Happy Man
8 - Balkans Boogie
9 - They Call Me Lazy
10 - She's

 

Du haut de son jeune âge, Charles Pasi nous parle aussi d’un temps que les moins de trente ans devraient apprendre à mieux connaitre. Un instrument pour les mélodies de vieux l’harmonica ? Pas lorsqu’on sait en truffer habilement l’ensemble des musiques actuelles, Charles Pasi en fait la démonstration grâce à ses invités. En particulier lorsqu’Archie Shepp, émérite pilier de l’afrocentrisme et du free-jazz (avec Cecile Taylor), joint son sax-ténor à l’harmonica et au reste du groupe. Des frissons vous parcourent l’échine pendant Farewell my love, douce rêverie au piano interrompue brutalement par une saillie de cuivres. Votre cœur tressaute sur Better with Butter, générosité à l’état brut qui vous fera déhancher aussi bien que sur un James Brown et vous donnera envie de revoir tout Bertolucci ou Ferreri. Le phrasé détonnant du saxophone mêlé à la voix charmeuse de Charles Pasi ne trahit à aucune seconde qu’un demi-siècle sépare les deux hommes.

"Un latin aux yeux ravageurs qui chante comme un noir américain et joue aussi bien des mélodies jazz que rock ?" Ne cherchez pas à cataloguer Charles Pasi, ce doux rêveur observe autant le passé que le présent pour mieux construire et comprendre le futur. Ecoutez, vous comprendrez.

 

Uncaged

uncaged - Charles Pasi

1 - Up to Us
2 - Better With Butter
3 - Farewell My Love
4 - Old Lady Paris
5 - Lost Generation
6 - Things Have Changed
7 - While You're Dancing
8 - So Long Sonny
9 - Remember the Day
10 - Wild It Up
11 - Une berceuse
12 - Dream a Little of Me

 

 

A défaut de pouvoir placer "Sometimes Awake" dans une case, il est possible de se laisser pénétrer par son charme certain.

N'ayant peur de rien, Charles Pasi va jusqu'à taquiner un ska paresseux sur "Lazy Lady" comme une façon de rappeler ce que les origines du reggae doivent au jazz et au rhythm 'n' blues. D'humeur légère, Charles Pasi sifflote un "Too Many Friends" en déambulant sur les grands boulevards parisiens dans une ambiance détendue des années 1960. La basse soul/funk de "No Company" est un autre marqueur de l'inspiration volage voire volatile de ce deuxième opus.

Le crooner naturel revient au galop avec "A Man I Know" et son piano mélancolique qui évoque plus Chopin et Debussy que Ray Charles. Tant qu'à faire, il faudrait peut-être que Charles Pasi ose forcer le trait pour incarner pleinement un personnage de play boy mélancolique fait pour lui. Musicalement, Sometimes Awake souffre un peu de son émiettement stylistique qui à tenter un discoïde "Mama Song".

Beau, doué et atypique, Charles Pasi a quelque chose de rimbaldien en lui. Un côté poète maudit qui peut évoquer quelque chose aux admirateurs de Syd Barrett ou Jeff Buckley, bien que le registre musical soit totalement différent et pas suffisamment homogène à ce jour.

 

Sometimes awake

sometimes awake

1 - A Man I Know
2 - No Company
3 - Too Many Friends
4 - Fading Picture
5 - Little Love
6 - Mama Song
7 - Song for Etta
8 - Lazy Lady
9 - End of the World
10 - A Sleeping Scene
11 - Nonna

 

 

Site Officiel : http://www.charlespasi.fr/

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