jacques mondoloni

 

Jacques Mondoloni est né en 1941 à Paris. Ancien ingénieur du son, Jacques Mondoloni a travaillé avec Claude Nougaro, Claude François...

Jacques Mondoloni, écrivain touche à tout, est l'auteur d'une vingtaine de romans, de plusieurs recueils de nouvelles, et de quelques pièces de théâtre, qui abordent tous les genres littéraires.

 

Je suis une herbe

je suis une herbe

Né à Paris en 1941. Réalisateur de courts-métrages, ingénieur du son, régisseur de spectacles, écrivain... Je suis une herbe est son premier roman S-F. L'hexagone en 1989... Quand on a trente-huit ans et qu'on est depuis pas mal de temps journaliste à la T.V. nationale, ballotté de pressions en disgrâces, on se sent blasé, fourbu même. Du moins, c'est le cas de Bernard Oziard... ...quand deux faits divers le réveillent soudain, le passionnent. En Provence, un avion largueur d'insecticides, fongicides et autres sulfures s'écrase au sol et, non loin de là, un incendie ravage Fos-Chimie. Le pilote n'est que blessé mais le gardien de l'usine a été étranglé.

Bizarre, si bizarre qu'Oziard a envie d'y aller voir. Ce qu'il découvre sur le terrain est incroyable, terrifiant, grandiose aussi en un sens. Il faut que les gens sachent ! Seulement, à la T.V., on aimerait bien qu'Oziard se taise et garde pour lui son histoire de chardons...

 

Papa 1er

papa 1er

A travers le récit de destins brisés Jacques Mondoloni va à la rencontre de nos désespoirs et les guérit à coup d'humour noir et de lucidité.Thierry Hubert Le Dauphiné Libéré. Tout un voyage dans les "ailleurs" avec des "autres" qui sert à l'auteur, à travers un humour grinçant, à nous mettre face à nos réalités, à nos savoirs perdus, à une science déshumanisante. Mondoloni pioche loin dans notre déstructuration progressive, dans la conscience de notre inconscience. Robert Inard d'Argence La Provence. Eblouissante démonstration du talent de nouvelliste de Mondoloni, la nouvelle éponyme, " Papa 1er " a obtenu, en 1983, le Grand prix de la SF Française chez Denoël. "Le cancer de l'escargot" reste l'une des meilleures nouvelles de ces trente dernières années. Authentique conteur, très imprégné par la SF anglo-saxonne et en particulier Philip K. Dick. Papa 1er est de ces ouvrages qui incitent à continuer à lire de la SF, envers et contre tout... Stéphanie Nicot Galaxies Science-Fiction. Le chef-d'œuvre de ce livre est, à mes yeux, Papa 1er , dédié à P K. Dick. Les thèmes sont originaux et passionnants, et le style, riche sans être ampoulé, frappe par l'abondance d'adjectifs rares et un sens aigu de l'expression imagée. Bruno Peeters Phenix Mag. Ce magnifique texte présente toutes les facettes de Jacques Mondoloni, en particulier son style aussi percutant que jouissif. Mondoloni brasse une multitude de thèmes d'où émergent quelques-unes de ces grandes préoccupations, écologiques, politiques, et de ses interrogations sur l'emprise des machines, l'humanité... Véronique Emmanuelli Corse-Matin Hebdo

Jacques Mondoloni a obtenu le Grand Prix de la Science-Fiction Française (catégorie nouvelles) pour "Papa 1er" en 1983.

 

Les Goulags mous

les goulags mous

En 1984, Jacques Mondoloni apporte aux éditions Fleuve noir anticipationsa réponse au classique d’Orwell "1984".

"Les goulags mous" condense une saga futuriste à l'origine en 4 volumes en deux parties "La Brigade des Télépathes", et "Carthage en Amérique".

Dans un avenir indéterminé mais proche de nous, une immense Fédération d'états est née, d'origine totalitaire. La paix, la sécurité règnent sur notre planète. II faut être fou à lier, fou à tuer, pour songer au crime. Les télépathes de la PE (police d'État) qui veillent sur le Régime, comme des chiens de garde, ont tôt fait de vous dénoncer au Mouchard, l'ordinateur biologique de la police, où sont stockés les cerveaux de leurs clones. Tout va bien dans le meilleur des mondes... ? Évidemment non, car il arrive que certains chiens de garde mordent leur maître. Il reste cependant un espace de liberté dans la Fédération. Mais c'est un enfer climatisé avec des sautes de climatiseurs. L'hiver en été, une saison en toute saison. New York à pierre fendre, New York à pierre fondre, selon les heures. Le temps est détraqué... dit le New-yorkais moyen, sous les bombes sonores fédérales qui s'abattent journellement sur les chantiers de la ville. Philip Burguest, spécialiste en béton, ne sait pas vraiment qui est cet ennemi, tombant du ciel, qui menace ses projets de bâtisseur. Et que veut cet étranger, ce Richardson, ce télépathe renégat, qui a traversé la frontière incendiaire et se dit porteur du vieux rêve américain....

 

Le marchand de torture

le marchand de torture

Il y a une station d'autobus dans la banlieue marseillaise qui évoque à la fois le voyage et son renoncement : c'est Rimbaud-Baumettes devant la prison du même nom. Parce qu'il a lu en prison une biographie du «poète aux semelles de vent», le héros du roman, Toni Bonneveine, trouve cette association insupportable. Sa première idée d'homme libre est d'effacer le nom de Rimbaud du panneau de l'abribus. Cette obsession, d'autant plus violente qu'il ne parvient pas à passer à l'action, va le conduire à entrer, par l'intermédiaire de son avocat, en relation avec des malfrats pour qu'ils réalisent son étrange projet. Il est loin d'imaginer qu'il va devenir le cobaye d'un truand mégalomane et pervers, Joseph Carco, qui a abandonné le trafic de drogue pour se recycler dans la torture "clés en mains". Grâce à des "expériences scientifiques", "le Marchand de Torture" espère monnayer les résultats de ses recherches auprès des dictateurs et autres services secrets.

 

Tenue de Galère

tenue de galère

L'os est un prolo entêté qui s'est engouffre dans le monde clos de la musique. L'oiseau est un fils de famille fragile, malade, qui joue de la guitare contre les bien portants. Flytox a l'air d'un vieux beau, son succès aupres des femmes l'écoeure. British est un kid des banlieues anglaises que le boeuf bourguignon a réconcilie avec l'humanité. Il y a aussi Autobus, Tarot, l'Oeuf, Bredouille, les Galeriens, les Croque-Notes de J.B, l'idole des jeunes. Il y a enfin la Boue, le sonorisateur, Sorcier, l'éclairagiste, les narrateurs - tendance "pieds-nickelés" - de cette chronique épique. Jacques Mondoloni raconte le monde de la chanson, des tournées, qu'il a connu, restitue l'ambiance de la fin des années 60. Il épingle avec tendresse et férocité les faits et gestes des idoles. Car il y a beaucoup de verve dans cette saga des modernes saltimbanques.

Il nous montre aussi le revers de la medaille : dans le spectacle, il n'y a pas que les paillettes, le chomage rode. Pour survivre, il faut parfois se reconvertir dans la rédaction de lettre bidon pour magazines érotiques ... La vie même. Avec en prime, le brio de Mondoloni, auteur de romans noirs, de science-fiction, et de théâtre.

 

Jules et ses Cabanes 

jules et ses cabanes

Jules, dont la mère est en prison, n'a qu'un seul rêve : réunir en fin toute la famille.

 

Richard Coeur-de-Lièvre

richard coeur de lievre

Richard, conscrit : à la caserne de Layserberg, il songe à celle qu'il a laissée aux "Sables". Dans la montagne proche, il crapahute ; vaguement, il s'éloigne. Nichte, lieutenant : entre les soirées de sous-préfecture et la maison de Mlle Firma, il traîne son indifférence inquiète. Il observe Richard, aussi.

Franz Beck, conservateur du "musée des Commandos" : immobile, il espionne, tapi au milieu de ses antiquités mensongères. Ah ! le casoar du lieutenant... Car ce monde est truqué ; gentiment technologique, mollement autoritaire, il a gommé son histoire que de rares "passeurs" de mémoire tentent de ranimer. Jacques Mondoloni y trace un récit de trajectoires comme une fable innocente et terrible, insatisfait, peut-être, de ce que la sincérité nous fasse défaut.

 

Le jeu du Petit Poucet

jeu petit poucet

Un tueur à gages sans gages, ça peut devenir furieux. Ne vous avisez pas d'" oublier " le paiement, le contrat pourrait se retourner contre vous. D'abord, vous recevrez un signe. Si vous ne voulez toujours pas comprendre, les manifestations se feront de plus en plus pressantes et macabres : c'est le jeu du Petit Poucet. Le tueur a eu le temps de le roder depuis l'Algérie, mais aujourd'hui, les règles lui échappent, le chasseur est devenu proie...

 

Fleur de rage

fleur de rage

Préface d’Alphonse Boudard.
Mai 68 vécu par un groupe de jeunes musiciens. Un roman picaresque et haut en couleurs.

 

Les Milles : le train de la liberté

les milles train liberte

Un roman de Jacques Mondoloni d'après un scénario de Sébastien Grall et Jean Claude Grumberg.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement français décide de regrouper dans les camps les ressortissants allemands résidant en France. Pour la plupart juifs, antinazis, ou intellectuels, ceux-ci, aux yeux des autorités, restent avant tout... des boches. Avec la défaite, l'exode, la progression des troupes allemandes vers le sud, l'état-major envisage de rendre à l'occupant ces prisonniers encombrants. Mais pour le commandant Perruchon, responsable du camp des Milles près d'Aix-en-Provence, il n'en est pas question. Lui qui n'a cessé de répéter aux détenus qu'ils étaient sous la protection de la France, ne peut accepter de les livrer aux nazis. Il y va de l'honneur de l'armée du pays. Et tant pis si, afin de tenir sa parole, il lui faut désobéir aux ordres : déterminé à aider ses " boches " à s'enfuir, il réquisitionne un train pour les emmener à Biarritz et de là vers l'étranger...

Les Milles a été réalisé au cinéma par Sébastien Geral avec au casting Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Ticky Holgado et Kristine Scott-Thomas.

 

Corsica blues

corsica blues

Illustrations : Xavier de Sierra

La sirène retentit. On allait débarquer. Dominique Quilichini poussa un soupir. C'était fini. L'exil commençait. Printemps 1932. Chassé de son village corse à la suite d'une ténébreuse affaire de meurtre, Dominique arrive à Marseille avec son fils François pour trouver refuge chez l'oncle Joseph, le "juge" de la famille. En fait de juge, c'est chez un proxénète qu'il tombe, dans un bordel du Quartier Réservé, parmi la pègre des borsalinos et des torpédos. La guerre des gangs fait rage... Le roman noir s'accorde bien au ciel des montagnes corses et aux couleurs de Marseille ; la lumière brutale lui convient.

Romancier de l'ambigu, des malentendus tragiques et des êtres en dérive que la vie emporte, Jacques Mondoloni le sait bien aussi : nul besoin d'instance surnaturelle à la tragédie. Pour l'auteur de Richard Cœur-de-lièvre et du Jeu du Petit Poucet, il suffit de raconter l'irréparable divorce entre le cœur de l'homme et son destin.

 

Les Enfants de Freinet

les enfants de freinet

Les Français ont mal à leur école, cela se confirme à chaque film qui traite du sujet. 0n nous montre un enseignant au milieu de ses élèves, tout à sa mission de transmettre le Savoir et les valeurs républicaines de l’école publique. Entrer en résonance avec son jeune public est loin de lui être accordé et, à cause des tensions avec les enfants, la question du respect est posée. Les spectateurs adultes sont sensibles au manque de respect, et ont gardé le rêve d’une école humaniste à l’écart des violences. Ils parlent par nostalgie d’un "paradis perdu", ils pourraient même évoquer avec regret la "douce France".

N’est-ce pas la nature des paradis d’être perdus ? Ou peut-on les regagner plus tard ? Ou en garder un bout pendant son existence ? Les anciens élèves de l’École Freinet de Vence, qu’a rencontrés l’écrivain Jacques Mondoloni, ont en commun d’avoir été pensionnaires de l’établissement et d’avoir un coin de paradis dans leur mémoire. La plupart d’entre eux étaient des enfants à problèmes, ou bien issus de familles à problèmes, qui ont trouvé sur place l’affection qui leur manquait. Jacques Mondoloni a recueilli de nombreuses anecdotes, histoires, photos, qui reconstituent l’ambiance de l’école, de la communauté. Les Enfants de Freinet nous permet également de traverser le siècle avec ses enjeux, de découvrir les idées, l’appétit d’innovations des années 30 et de celles d’après-guerre. L’itinéraire idéologique et politique de Freinet est abordé, et les grands points de sa pédagogie sont soulignés. Tueur de patrons Jean-Paul Fersen est chômeur. Victime des licenciements qui se multiplient dans le Nord. Et il a disjoncté. Il s'est mis à tuer les patrons qui dégraissent leur personnel, de préférence au cours des conférences de presse qui annoncent les restructurations. Jean-Paul est donc devenu l'ennemi public numéro un. Et moi, qui ai recueilli ses confidences pour tourner un documentaire sur le chômage, il ne me reste plus qu'à le retrouver avant les flics pour l'empêcher de commettre de nouveaux meurtres et de se faire descendre.

 

Polichinelles dans le terroir et autres nouvelles

polichinelles terroir

On venait au monde, on tombait sur le premier téton ou la première tétine qui passait par là, et dès que notre regard se portait sur notre entourage, on sentait que le dieu à adorer était le père, en bout de table, qui mangeait sa soupe après sa journée de labeur. On allait à l'école, on apprenait des choses, on jouait sous le préau, on s'accrochait aux jupes de la mère, on découvrait la nature, c'étaient des parties de campagne qui fleuraient bon l'insouciance et le plaisir, mais on savait que ce n'était pas la vraie vie.

 

Corse Noire - Le Dernier Corse

corse noire

Une anthologie de 16 auteurs présentée par Roger Martin. Sauvage, belle, hostile... et pourtant si proche ! Voici la Corse, ou plutôt son image, et son inquiétante étrangeté... familière et lointaine... Comment résister à ce mystère ? Nombreux sont ceux qui dès le XVIIe siècle " furent du voyage ", administrateurs, explorateurs ou simples curieux et, parmi eux, de très nombreux écrivains parfois fameux : Mérimée bien sûr, Maupassant évidemment, mais aussi Balzac, Daudet et, plus proche de nous, Gaston Leroux. Des Français donc, mais aussi des étrangers - Italiens notamment (Guerrazzi, Tommaseo) - et même parfois... Corses ! (Viale, Farrère, Bonardi, Casanova, Mondoloni, etc.). Et chacun se mit à dire sa Corse, celle qui l'inspirait. Ainsi, celle-ci a-t-elle - parfois bien involontairement-donné à la littérature un certain nombre d'archétypes (le bandit maudit, la vendetta inextinguible, le maquis impénétrable, le berger et son pilonu, la femme tout de noir vêtue, le meurtre d'honneur, la famille, le clan, la " mafia ", etc.) qui firent florès avec le courant romantique du XIXe siècle et qui continuent pour certains à produire toutes sortes de fruits...

 

Récits de Vie (mémoire du petit Nanterre)

recits de vies

L’écrivain Jacques Mondoloni, à partir d’entretiens réalisés avec des habitants du quartier, évoque l’histoire, la vie, les luttes au Petit Nanterre, de façon sensible et chaleureuse.

 

Quand la mer monte

quand la mer monte

"La mer a chassé les vacanciers en se retirant de la rade de Giens. Nous ne sommes tous, humains, végétaux, poissons, que des débris en sursis qui fument, des prisonniers qui sèchent sur pieds et se demandent quand la marée reviendra pour réoccuper la vase chevelue et brune". En excursion sur l'île de Porquerolles, un groupe de touristes se trouve pris au piège, abandonné par la Méditerranée qui se retire. Cernées par la vase, les différentes classes sociales se mêlent, mais les oppositions et les rivalités pour la survie l'emportent.

À travers ses nouvelles (Quand la mer monte, Les Pionniers, Le peintre du Muséum...), Jacques Mondoloni, avec un rare don de la mise en scène, ne cesse de dénoncer la responsabilité de l'homme dans les catastrophes sociales et écologiques dont il croit n'être que victime. Omniprésente, la Méditerranée sert de toile de fond à des situations de crises à leur paroxysme. Louvoyant entre la science-fiction, le roman noir et le fantastique, l'auteur partage son plaisir d'écrire et entraîne le lecteur dans son recueil, à la manière d'Edgar Allan Poe.

 

La ronde des fantômes

la ronde des fantomes

Dans l'avion je calcule que je ne suis pas retourné en Corse depuis la mort de mon père. Dix ans déjà, dix ans pendant lesquels je me suis remis de sa perte par une manœuvre d'effacement... À la mort de mon père, au moment de bénir son cercueil, mon oncle m'avait prédit que je ne reviendrais au pays que pour l'enterrer. À l'époque, j'avais promis de renouer avec mon île, de passer mes vacances au village, comme le faisaient nombre de Corses du continent. Ce n'était pas pensable que cette prédiction se réalisât.

Mais je n'ai pas tenu ma promesse. La faute en revient à mon travail hors de France qui produit des déracinés. Oh ! j'ai une formule de repentir toute prête : le principal, n'est-ce pas ? c'est d'avoir une pensée pour la terre de ses ancêtres, d'assister à leurs derniers instants. Pascal Geronimi prépare un documentaire sur les chômeurs de longue durée dans le Nord de la France quand il est appelé au chevet de son oncle qui se meurt dans son village natal. Commence alors pour lui la sarabande des fantômes, ceux du passé et de l'enfance insulaires et ceux, tout aussi émouvants, du présent continental... Roman du retour sur soi, des trajectoires de vies brisées par le destin, la société, les choix individuels, La ronde des fantômes raconte le lancinant ballet des figures perdues, ancêtres, parents, enfants et amis, dans le lent cheminement d'une vie déracinée. Et puis il y a la Corse, lentement effacée, mais portée au cœur comme un talisman et qui subitement réinvestit avec force ses territoires autrefois délaissés. Un roman optimiste donc, un roman de la reconquête Le quartier d'où je viens "J'ai le projet de raconter une époque qui commence à la fin des années 70 et finit de nos jours. On assistera à la réhabilitation des Pâquerettes et des Canibouts, ces deux "villages" de l'enclave de part et d'autre d'une rue-frontière, on assistera aux métamorphoses de la Maison de Nanterre... Mais avant l'histoire, il y a toujours une préhistoire. Une rue, un bloc, une cité, un quartier, ce n'est pas tombé du ciel, il y avait un espace vacant, une plaine, un terrain vague..."

 

36 nouvelles noires pour l'Humanité - La voix

 36 nouvelles noires

36 écrivains, auteurs de romans noirs, offrent leur plume pour rendre au journal de Jaurès un hommage chaleureux. Qu'elles se déroulent à l'époque de la fondation, à celles du Front populaire, de la Résistance, des guerres d'Indochine, d'Algérie ou dans le futur, leurs nouvelles témoignent de ces 100 ans de luttes et de combats. L'Histoire y côtoie les souvenirs personnels, la tragédie la farce et l'émotion l'humour. À chaque page sourdent tendresse et humanisme. Tous attachés à l'Humanité et à son existence, les 36 auteurs de ce recueil ont, avec leur style et leur passion, bâti une œuvre collective cimentée par la fraternité. Ces 36 nouvelles recueillies et présentées par Roger Martin ont paru chaque jour de l'été 2004 en avant-première dans l'Humanité et l'Humanité hebdo. Les droits d'auteur de ce livre sont versés au journal L'Humanité pour célébrer son centenaire.

 

C'est pas tous les jours revanche

pas tous jours revanche

C'est tous les jours revanche pour Jules, jeune fils d'Odile aux multiples fiancés, tombée pour trafic de drogue, et fils fasciné par un homme trop habile avec son Smith et Wesson Spécial 38 pour avoir un vrai travail. Les permissions de week-end permettent à Jules d'échapper au "centre" et à ses travailleurs sociaux préposés à la réinsertion grâce à des parties de campagne proposées par son père. La campagne, c'est-à-dire les jardins "familiaux" plantés de cabanes semblables, à la lisière des villes nouvelles.

Avec un parent emprisonné et l'autre traqué, il faut quand même grandir, il faut capitaliser toutes les petites joies possibles, s'évader avec Jules Verne ou se saouler à l'euphorie en rêvant de jours meilleurs.

 

Voyages

voyages

Pour échapper à la réalité - béton à perte de vue, changement de climat, transformation du monde du travail - les habitants de "La Cité du Bonheur" consomment de la virtualité. Grâce à des drogues distribuées par le gardien et des programmes TV dans lesquels ils peuvent se projeter, ils ont la faculté de passer régulièrement dans le monde des illusions, de dévorer du fantasme. Chaque soir, selon des règles bien établies, n'importe quel locataire peut commander un programme, pris dans le catalogue, et devenir ainsi quelqu'un d'autre, vibrer pour une autre vie. On peut être Mme de Pompadour, plonger dans une orgie romaine, faire gagner son équipe de foot... A ce petit jeu, les retours sont difficiles et les couples se désagrègent, car chacun est parti dans un " voyage " différent qui les éloigne l'un de l'autre. Il y a même des retours qui donnent lieu à des scènes de ménage, pleines de reproches, de fiel, de haine car certains voyages sont ressentis comme des trahisons conjugales. Le premier couple de cette pièce, en pleine décomposition, semble s'y résigner. Mais le second résiste et a l'intention de rejoindre la campagne, à l'écart de la société... Mais est-ce possible de se construire une autre réalité, n'est-ce pas encore se bercer d'illusions ?

 

L'étoffe des Femmes 

etoffe des femmes

Mesdames, messieurs, je suis heureux de vous offrir un voyage qui a la prétention de vous embarquer à bord d'un navire qui navigue sur l'étoffe des femmes. Pendant ce voyage, j'ai le projet de vous raconter l'histoire du vêtement, au sens large. L'histoire du vêtement se confond avec l'histoire de l'homme... De l'homme et surtout de la femme qui doit cacher son corps de l'appétit du mâle et en même temps trouver les artifices pour le séduire. La femme qui supporte les effets de la mode et de la règle sociale.

 

Pas d'argot pour Mister Riche

pas argot pour mister riche

Par le plus pur des hasards, Léon, quinze ans, empêche son père de se suicider. Serait-ce à cause de la méduse (la mère) qui s'est barrée avec le fils cadet? Ou bien la faute d'un patron qui met la pression au daron, rabatteur d'argot? Le rejeton ne saura jamais pourquoi son père en était réduit à cette extrémité.

Ce qu'il sait en revanche, c'est qu'il doit lui consacrer tous ses soins et qu'il faut mettre un terme à l'école. Il sera aidé par un bienfaiteur mystérieux, Mister Riche, pour soigner le paternel catatonique. Tous trois partent dans le Sud. Mais peut-on faire entière confiance à cet étrange personnage ?

Suite noire est une collection de romans noirs et de romans policiers dirigée par Jean-Bernard Pouy au sein de la maison d’édition La Branche créée par Alain Guesnier et Jean-Luc Orabona en 2006.

 

Palestine Check Point Suivi de l'Appel des Abeilles

palestine check point

"Tu as bien compris maintenant que le Check Point te prend la totalité de ton temps. Le Check Point est un ogre, un monstre cruel et anthropophage. Tout est à une journée du Check Point, on ne compte plus en heures. Toute la vie ordinaire dépend de l'horloge particulière du Check Point, sa présence domine tout, il agit sur notre humeur, notre santé, il détruit tes projets, tes activités, il commande, il décide, il gouverne, il a rayé du vocabulaire les mots "emploi du temps"..."

 

Je te veux .com

je te veux com

Un homme perd sa mère. Désœuvré, il se branche sur un site porno dans l’appartement de sa mère décédée.
Un nègre littéraire, un professeur de chant, une prostituée bulgare sur la promenade des Anglais...Chacune des nouvelles de ce recueil est le récit d’une rencontre improbable et étrange, comme il en arrive tous les jours sur la toile et dans la vie réelle. Nouvelles noires et roses, qui traitent du monde d’aujourd’hui, de la solitude des êtres, et de l’inexorable besoin d’aimer. Grave avec légèreté.

 

Primaires ou le crococide

primaires ou le crococide - Jacques Mondoloni

L'action de la pièce se passe durant le congrès d'un grand parti politique français qui s'est réuni dans la salle polyvalente d'une grande ville pour choisir son candidat à l'élection présidentielle. L'enjeu est de taille et dans le lieu, l'unique décor, qui fait office d'antichambre aux orateurs en attendant de se rendre à la tribune, la bataille entre les rivaux a commencé. Tout de suite on comprend que tous les coups sont permis, dont l'utilisation du «zap», télécommande récemment inventée pour faire disparaître les gens. Mais maîtriser le «zap» est source de surprises parfois risibles, de coups de théâtre... sans compter qu'il est parfois capricieux.

 

Le Fusil

le fusil de jules - Jacques Mondoloni

"Il suffit de pas grand-chose pour devenir orphelin. Vous êtes en train de faire de beaux rêves, genre vive les vacances, tchao maîtresse, bien peinard sous votre couette, et voilà que le drame vous tombe sur la tête. Oh ! je vous rassure tout de suite, mes parents, ils n'ont pas claqué dans un accident, ils n'ont pas bouffé des champignons qui tuent, ils n'ont pas confondu le Club Med et Tchernobyl. Ils sont encore vivants mais voilà les keufs viennent de les coffrer".

 

 

Le guide du tuard

le guide du tuard - Jacques Mondoloni

"Il ne pouvait laisser le crime impuni : le contrat était toujours d'actualité : les faiseurs de guides qui dégradaient le monde par leurs publicités, le dévoilement des secrets, l'envoi de troupeaux prédateurs, méritaient d'être mis hors d'état de nuire".

 

Un Corbeau a l'heure allemande

un corbeau heure allemande - Jacques Mondoloni

Marcoussis, printemps 1941, un village à l'heure allemande : L'obsession des autorités de Vichy, engagées à fond dans la Collaboration, est d'éliminer les "indésirables", "l'ennemi de l'intérieur", c'est-à-dire entre autres les communistes et les syndicalistes. Leur traque passe par la dénonciation, et les deux héros de cette histoire seront victimes d un corbeau. Inspiré de faits réels, ce roman tient à rendre hommage à tous ceux et celles qui ont été la proie des corbeaux. "Partout, en ville, à la campagne, on mouchardait son voisin, un proche, même sa femme ou son mari (ça économisait un divorce), les corbeaux se tenaient près de leur papier à lettres, après les avoir découpées dans le journal. La situation du pays s'y prêtait. Il suffisait de dénoncer pour être écouté, et même vengé, d'autant plus que la presse de la Collaboration établissait des listes de suspects, "de mauvais Français" à arrêter, à tuer".

 

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